Respiration lombaire debout

Descente (Expiration)

Laissez tomber d'abord la tête, puis la nuque, puis les épaules.
Imaginez que c'est le poids de vos bras qui courbe progressivement votre torse vers le sol.
Imaginez que vous voulez plonger à travers une bouche d'égoût située à vos pieds juste devant vous (ou à travers un trou dans la banquise, si vous préférez!).
Sentez (suivez en esprit) le déroulement progressif de haut en bas, sans à-coups, de toute votre colonne vertébrale. Ayez l'impression de l'étirer, de vous grandir et non de vous tasser.
Touchez ou non le sol avec le bout de vos doigts, voire avec les paumes de vos mains : cela n'a aucune importance, ne forcez pas.
Expirez très progressivement, tout au long du mouvement.

En bas (Respiration lombaire)

Vous pouvez rester quelque temps en bas, dans votre position d'arrivée.
Posez vos mains sur vos reins, de chaque côté de votre dos. Inspirez en recherchant l'expansion de cette zone. (Elle est facilitée par le fait que tout l'avant de votre torse est comprimé, et ne peut donc pas se gonfler pour faire place à votre souffle.)

Faites quelques fausses tentatives de redressement, chacune étant couplée avec une inspiration lombaire. (Ayez soin d'associer strictement votre début de redressement avec votre inspiration lombaire : ayez l'impression que seule votre inspiration vous permet de vous redresser.)
Retombez à chaque fois en expirant, complètement détendu.

Montée (Inspiration)

Cette phase est nettement plus délicate. Il est essentiel de l'accomplir dans une continuité parfaite.
Si vous sentez un blocage, un rupture d'équilibre, détendez-vous, bâillez si vous en éprouvez l'envie, et recommencez.
Il est également très efficace de haleter (le plus bas possible) tout en vous redressant. Le blocage est alors remplacé par une sensation de bien-être et d'ouverture. Vous vous sentez "assis" confortablement sur votre souffle.

Comme vu dans la phase intermédiaire "en bas", c'est de votre inspiration lombaire que doit venir l'impulsion et l'énergie de votre redressement. Tout le haut du corps doit rester parfaitement détendu. Vos bras sont lourds et inertes. Vos épaules et votre nuque sont détendues tout au long de l'exercice.
Il ne faudrait cependant pas bloquer votre respiration au niveau lombaire et vous redresser ensuite "musculairement". La décambrure de votre région lombaire (qui est naturelle en position d'arrivée) doit être conservée le plus longtemps possible tout au long de votre redressement.

Pour assurer la continuité de votre mouvement, imaginez que votre remontée n'est que le film, projeté à l'envers, de votre descente. Jouez simplement la séquence à l'envers, sans penser que vous avez besoin d'un effort musculaire supérieur pour remonter que pour descendre.
Imaginez que votre souffle monte, de manière ininterrompue, le long de l'arête de votre nez, le long de votre profil crânien, puis suit toute votre colonne vertébrale jusqu'à votre coccyx - ou même jusqu'à vos pieds si l'image est plus efficace pour vous. (Voir l'article Tao et mouvement continu.)
Il ne faut surtout pas vous "gonfler" d'air, mais maintenir un flux constant, grâce à une activité inspiratrice permanente et à une ouverture permanente de tout le conduit respiratoire.
Vous pouvez aussi imaginer que vous êtes une baudruche dégonflée, qui ne se redresse qu'au fur et à mesure de son gonflement continu.

Variantes

Cet exercice peut être exécuté selon de nombreuses variantes très intéressantes:

Il est bon de faire suivre cet exercice par un exercice d'étirement, tel que le Soleil.

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