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Récital du Prix de Chant 2006 du Conservatoire de Paris

Récital du Prix de Chant du Conservatoire de Paris Paris CNSMDP 14, 15 et 16/06/2006

Après le type vocal des candidats et la liste des professeurs, ce sont cette année les règles de composition du programme qui ne sont plus distribuées aux auditeurs. Vous trouverez ci-dessous les règles de l'année passée, qui semblent être toujours valables.
Plus bas, le type vocal et le professeur de chaque chanteur ne sont que des suppositions. (Vos corrections et compléments sont les bienvenus!)
Par ailleurs, mes "notes" ne sont pas comparables à celles du jury, puisqu'elles vont de "--" à "TB!" afin de mieux différencier les candidats, tandis que le jury ne donne pas moins que la mention "AB". "-" signifie pour moi "sans mention" et "--" "impression négative".


 
1) Elsa TIREL , soprano Bénédicte HARLE : piano
Marouan MANKAR-BENNIS : clavecin
Stanley SMITH : violoncelle baroque
Meritxell TIANA : violon baroque
Delphine LATIL : harpe
François GARNIER : vibraphone
Sophie CHAUVENET : violoncelle
Florine HARDOUIN : cor anglais
 
 1  G.F. HAENDEL Alcina « Ma quando tornerai » Étrange réverbération acoustique - la faute aux panneaux de fond de scène, incurvés cette année dans la Salle d'Art Lyrique?
Émission larynx assez haut et vibrato large. La justesse en est rendue approximative. Comme la fin de son programme le démontrera par contraste, la candidate semble surtout étranglée par le trac. Notes en poitrine correctes. Aigu final crié et faux.
 1  W.A. MOZART Les noces de Figaro « Venite, inginocchiatevi » Toujours ce conflit entre un larynx qui serait resté enfantin et une volonté de chanter comme une femme mûre.
Pousse ses aigus en augmentant la pression sous-glottique. Le larynx (sa musculature extrinsèque) n'est pas entraîné à résister à cette pression. Le diaphragme ne la régule pas non plus. Fraîcheur, certes, mais bien acide, et dure dès les premiers aigus.
 2  F. SCHUBERT Gretchen am Spinnrade Toujours ce timbre en "heller Knödel". Avance bien musicalement. Bonne progression des nuances vocales et dramatiques. Bon allemand. Cette langue lui permet d'arrondir plus spontanément certains sons trop ouverts en italien.
 2  A. CAPLET « Doux fut le trait... » Émission toujours claire et ouverte, privant la diction d'une concentration nécessaire à la compréhension des paroles. A du mal à rester juste sur les notes tenues. (Le relâchement de son émission tend à la faire monter.)
 4  CRUMB Madrigals (bock III) « Nana, nino, nana del caballo grande que no quiso el agua » OK.
 3  A. JOLIVET Suite liturgique (Salve Regina; Magnificat) Réussit mieux à concentrer son émission. Le dernier [o] du Salve regina est par exemple réussi. Le Magnificat est aussi plus rond. Semble avoir dominé son trac.
 1  A. DVORAK Roussalka « Mesicku nanebi hlubokem » Toujours un peu laryngé mais plus rond et plus juste. Beau phrasé.
 1  J. OFFENBACH Orphée aux enfers « Ah! quelle triste destinée » Diction à nouveau trop ouverte, brillance sans rondeur, un peu pointue et chuintante tout en étant large par le souffle. Tout cela nuit à la compréhension. Note finale ratée, cette fois trop basse.

 
2) Sébastien GUEZE , ténor Nathalie STEINBERG : piano
Amel BRAHIM-DJELLOUL : chant
 
 2  S. RACHMANINOV Chanson géorgienne Placement vocal qui se cherche encore. Est-ce seulement le trac initial? Doit encore travailler!
Sous prétexte de russe, certains sons se bouchent. Y appliquer alors une pression excessive pour les faire sonner quand même ne résout rien si les articulateurs (et donc les parois des résonateurs) ne sont pas aussi détendus que possible.
Cherche à concentrer le son par la nasalité, ce qui ne fonctionne pas toujours.
 1  G. PUCCINI La Bohème « Che gelida manina » Toujours un potentiel, mais pas encore de coordination idéale entre la gestion de la pression sous-glottique et la configuration des résonateurs. Les cordes vocales sont un peu "écrasées" entre les deux.
Passe cependant bien son aigu et termine dans une belle nuance piano.
 2  R. SCHUMANN Spanisches Liederspiel (In der Nacht) Attaque trop bas dans ce duo qui ne le met guère en valeur.
 2  E. CHAUSSON Poème de l'amour et de la mer « Le Temps des lilas » Toujours cette émission à la fois un peu bouchée et sous pression.
Sous cette pression, la justesse n'est pas offerte spontanément par un équilibre harmonique plein et libre, mais doit être ajustée à tout instant, d'où de nombreux dérapages.
 3  G. BIZET Agnus Dei Sorte de lutte pour sortir de la gorge en mettant la voix dans le nez. Travail à poursuivre, sur cette voie ou sur une autre!
 4  J. CAGE Aria Amusant. Pourrait développer avec profit des rôles à "contre-emploi" dans l'opérette!
 1  J.F. HALEVY La juive « Rachel, quand du Seigneur » Dans le récit, appuie trop son émission sur l'articulation (sur les consonnes). Trouve un meilleur équilibre grâce au caractère souvent "plaintif" des attaques de cet air dans le haut-médium. À partir de la concentration de ces attaques, il réussit à épanouir des sons plus pleins. Une bonne direction de travail pour l'avenir!

 
3) Sarah BRETON , mezzo Yann MOLENAT : piano
Gabriel GROSBARD : violon
Marketa LANGOVA : violon
Emilie WALLYN : violoncelle
Maude GRATTON : clavecin
Claire NOVAK : clarinette
Shigeko HATA : soprano
 
 3  A. SCARLATTI Cain overo il primo omicidio « Fermiam qui Abelle... Perché mormora » Enfin un beau timbre naturel, plein et rond!
Son phrasé manque hélas de souplesse par rapport à ce que son chant décrit, d'où un certain prosaïsme.
 1  M. MARAIS Sémélé « Le charme est fait... Terrible roi des pâles ombres » Libère mieux sa voix dans cette pièce plus dramatique.
Médiums un peu serrés latéralement dans la mâchoire, peut-être dans une recherche de concentration du timbre dans cette région délicate. Le "coeur" final pourrait par exemple être plus épanoui, aussi dans le sens vertical.
 1  R. STRAUSS Le chevalier à la rose « Wie du warst, wie du bist!  » Attaques un peu larges, par en-dessous puis déclinantes. La finesse de la diction en pâtit.
 2  S. BARBER Despite and Still « Solitary Hotel » Diction anglaise quelque peu "russe".
 4  M. SEIBER Drei Morgenstern-lieder (Die Trichter; Das Knie; Das Nasobem) Pièces amusantes à la vocalité peu "contemporaine". Après une première pièce inégale, les deux suivantes permettent de bien relier des timbres et des phrasés très variés. Son allemand est ici meilleur, avec des consonnes plus percutantes. Bons staccatos et bons aigus.
 1  J. MASSENET Werther La prière de Charlotte S'embarque à nouveau dans une émission un peu trop large et confuse, du fait d'un engagement dramatique trop entier. Devrait y mettre un peu de distance comme dans les trois pièces de Seiber. Court pour un air de "concours".
 2  F. POULENC La Dame de Monte-Carlo Attaque très bien ses graves, mais avale d'abord ses montées dans l'aigu. Passages parlés/chantés bien négociés, bonne émission en poitrine plus ou moins brute. Aigus mieux concentrés ensuite. Bonne diction, très bien gérée entre graves et aigus. Beau tempérament d'artiste.

 
4) Jean-Vincent BLOT , basse lyrique? Nathalie STEINBERG : piano
Ambroise AUBRUN : violon
David BABON : violon
Claudine LEGRAS : alto
Sophie CHAUVENET : violoncelle
Yoann ROULIN : orgue
Emmanuel LAPORTE : hautbois
Antoine BLOT : basson
 
 3  J.S. BACH Ich habe genug « Ich freue mich auf meinem Tod » Belle prestance de chanteur!
Après un départ un peu enroué, ne trouve pas tout à fait ses marques dans cet air aux grands sauts d'intervalles difficiles à gérer. Les graves sonnent bien mais les aigus sont souvent un peu éclaircis. Le phrasé peine à trouver souplesse et régularité, avec un certain ralentissement dans les vocalises. Choix courageux mais qui aurait requis d'être d'emblée à 100% "dedans".
 2  M. RAVEL Un grand sommeil noir Graves à nouveau meilleurs que les aigus.
 1  P.I. TCHAIKOVSKY Iolanta Air du roi René Beau, lui va bien.
 2  S. RACHMANINOV op. 4 Le Matin N'a pas tout à fait l'agilité de son tempo. Émission un rien grossie, pourrait être un peu moins appuyée pour plus d'efficacité.
 1  H. BERLIOZ La damnation de Faust « Devant la maison de celui que t'adore »  
 4  C. PREY Les années "entre" Intéressant numéro tabagique, très bien maîtrisé scéniquement, traduisant bien son personnage.
 2  R. SCHUMANN Kerner Lieder (Stille Tränen) Un peu pesant, mais c'est une option possible.
 1  G. VERDI Attila « Mentre gonfiarsi l'anima... » Matériau vocal spontanément important, mais émission un peu lourde et directe qui n'ajoute rien à ce matériau. Certains harmoniques demandent à s'épanouir pour une réelle plénitude vocale. Il faudrait l'entendre dans une plus grande salle. Semble ici grossir mais aussi retenir sa voix dans l'acoustique un peu dure et plafonnant vite de cette Salle d'Art Lyrique.

 
5) Violaine KIEFER , soprano Bénédicte HARLE : piano
Gabriel GROSBARD : violon
Anne PEKKALA : violon
Aurélien DELAGE : flûte
Delphine DULONG : clavecin
 
 1  J.P. RAMEAU Hippolyte et Aricie « Temple sacré » Respiration haute, courte et bruyante. Phrasé peu souple et émission assez dure. Ne transmet pas tout le caractère du morceau.
 1  V. BELLINI La Somnambule « Oh, se una volta sola... Ah, non credea mirarti » Dommage que sa respiration déficiente prive sa voix du rayonnement qu'elle semble posséder intrinsèquement. Il suffirait de poser cette voix sur une "colonne d'air" correcte, d'établir une relation verticale stable et fine entre soutien et résonance, qui se mélangent actuellement un peu en bouillie dans la gorge et la bouche.
Aigu final coincé par en-dessous alors qu'elle aurait tout le potentiel de le faire planer et vibrer dans tout un théâtre.
 3  R. SCHUMANN Scènes de Faust (Gretchen vor dem Bilder Mater Dolorosa) Émission directement laryngée, fatigante pour l'auditeur comme sûrement pour elle. Manque de stabilité physique verticale. Creuse souvent sa paroi épigastrique, affaisse sa nuque et ses côtes.
Le résultat musical en est rendu confus, sans finesse ni architecture. "Kein Rückgrat!"
 2  C. DEBUSSY Proses lyriques (De Fleurs) Ce serait pour elle! Dommage qu'elle soit toujours si tassée physiquement et donc réduite à crier. Beaux piani.
 1  E.W. KORNGOLD Die tote Stadt (Marietta's Lied) Même frustration.
 2  D. ARGENTO Winter Trouve un peu plus de verticalité, une meilleure relation entre des aigus plus fins et des graves plus bruts.
 4  G. CONDE Les fêtes galantes (Fantoches) Parlé (mélodrame).
 4  G. AMY Dit Là aussi, trouve une émission plus rayonnante, peut-être en partie grâce aux mouvements de la mise en scène.

 
6) Juri DJATSENKO , baryton Nathalie STEINBERG : piano
Clémentine MARGAINE : mezzo
Ambroise AUBRUN : violon
Claudine LEGRAS : alto
Sophie CHAUVENET : violoncelle
Marouan MANTOU : orgue
 
 2  R. SCHUMANN Lenau Lieder, op. 90 (Requiem) L'inégalité de son émission entre le grave et l'aigu nuit à la qualité de son phrasé et de son expression. Les graves sonnent écrasés et sourds, tandis que les aigus offrent une grande facilité.
 1  P.I. TCHAIKOVSKY Iolanta Air de Robert « Kto mozet sravnitsa » Ses aigus sont quand même souvent un peu grimacés, "froncés" vers le nez. Quand il ouvre sa voix à partir de cette concentration nasale, un son libre et plein sort parfois, mais parfois aussi un aigu forte trop poussé et ouvert.
 3  J.S. BACH Actus tragicus « Heute, heute wirst du mit mir... » Là aussi, timbre étrangement aigu et nasal pour cette pièce. Accompagné par une mezzo (ou alto?!) au timbre et au legato superbes.
 1  E. HUMPERDINCK Königskinder Air du narrateur « Verdorben... Eure Väter » Graves toujours sourds et écrasés, tandis que le reste de la voix est trop "placé", "dans le masque". Lassant à la longue.
 1  C.W. GLUCK Iphigénie en Tauride «Dieux protecteurs... Le calme rentre dans mon coeur » Français correct.
 4  B. GILLET La cantatrice sauve « Les mélodies sur le nom d'une cantatrice célèbre » Bof, il faudrait parfaitement comprendre le texte pour apprécier. Ce choix ne le met pas en valeur.
 2  F. POULENC Chansons gaillardes (La Belle Jeunesse) Ce type d'émission nasale s'entend parfois sur scène en russe ou en italien, même à un haut niveau, mais ne convient pas au français.
 2  P.I. TCHAIKOVSKY Op. 47 (Blagoslovliaïou vas lesa) À nouveau plus idiomatique. Sa voix est plus homogène en russe, langue qui semble mieux supporter la nasalité.
 4  M. LEIGH The man of la Mancha (The impossible dream) Ce placement donne quand même un peu la même couleur à tout ce qu'il chante, prenant le pas sur les voyelles.

 
7) Dorothée LORTHIOIS , soprano Cécile RESTIER : piano
Laurent HOUQUE : violon
Claire BISDORFF : violon
Erminie BLONDEL : alto
Louis RODDE : violoncelle
GACSER Julie : flûte
HINDLEY Paul-Edouard : hautbois
EL HAMMAMI Medhi : basson
OISHI Masanori : saxophone
 
 1  G. PUCCINI La Rondine « Chi, il bel sogno di Doretta » A une manière un peu "anglaise", chuintante, postillonnante de détacher les consonnes, non sans efficacité sur sa projection vocale.
Aigus tout justes, rayonnants quoiqu'à la limite d'être bas, peut-être parce que trop droits.
 2  F. POULENC Fiançailles pour rire (Dans l'herbe) Beau legato, malgré une émission un peu droite et une diction pas toujours très claire (excellente dans le médium et le grave mais perturbée par une pression excessive dans l'aigu).
 2  F. POULENC Cinq poèmes de Max Jacob (La Petite Servante) Dans ce morceau en particulier, respire haut puis affaisse sa cage thoracique dès le début du chant.
Placement "français" haut, agréable et élégant, quoiqu'un rien grimacé et générant quelques tensions. Pourrait mieux fonctionner s'il était coordonné avec une gestion du souffle plus basse, même dans ce morceau.
 4  A. MARKEAS Tombeaux de misanthropes (Tombe du poète satirique Timocréon de Rhodes; Tombe d'un anonyme; Tombe d'un mendiant) Sait trouver une respiration plus basse dans ces pièces plus calmes. Bonne voix de poitrine, bon médium. Pièce contemporaine facile mais agréable.
 3  W.A. MOZART Grande Messe en Ut mineur (Et incarnatus est) Avec un bon ensemble orchestral qui, aidé par la musicalité de la chanteuse, fait vraiment de la musique de chambre.
Émission là aussi mieux soutenue et toujours aussi élégante. Ne semble quand même pas avoir intérêt à chanter trop longtemps dans des tessitures trop tendues.
 2  F. MENDELSSOHN Andres Maienlied (Hexenlied) Aidée par son placement haut, se sort très bien de l'articulation rapide et fine du texte.
 1  H. ARLEN Le magicien d'Oz (Over the rainbow) Chanté en finesse dans un tempo tranquille qui dégage bien le charme de cette pièce. Toujours cette présence et ce rayonnement vocal agréable et élégant. Variante aiguë en reprise et beau changement de couleur pour la coda.
 1  J. OFFENBACH Robinson Crusoé « Conduisez-moi vers celui que j'adore » Charmante. Beaux phrasés souples. Aigus parfois tout justes. Réussit les notes piquées aiguës mais est peut-être encore plus séduisante dans le mezzo léger.
Programme plus intéressant et varié à la fin qu'au début.

 
8) D. B. , ténor Nathalie DANG : piano
Sophie SULTAN : violon
Hélène MARECHAUX : violon
Flore-Anne BROSSEAU : alto
Florian FRERE : violoncelle
Myrrha PRINCIPIANO : clavecin
 
 4  A. SCHOENBERG Zwei Lieder op. 14 (In dieser Wintertagen) Son émission semble soumettre ses cordes vocales à une forte pression, au risque d'une raucité potentielle.
 3  J.S. BACH Cantate n°22 « Mein Alles in Allem, mein ewiges Gut » Toujours cette lourdeur laryngée difficile à dépasser.
 1  C.W. GLUCK Iphigénie en Tauride « Unis dès la plus tendre enfance » Voix trop "placée", donc serrée. Contraction de la langue? Directivité trop nasale? Semble contraint à des actions musculaires excessives pour faire sortir sa voix malgré le frein d'un conduit vocal trop resserré. Manque de souplesse, de liberté, de rayonnement.
 1  G. VERDI La Traviata « Lunge da lei... Dei miei bollenti spiriti » Pourquoi, juste avant de chanter, casser légèrement la nuque et sembler vouloir faire passer toute sa voix par le nez? Cette stratégie offre peut-être une certaine sécurité et une certaine homogénéité, mais au prix d'efforts excessifs et pour un résultat dur et peu agréable. Sa voix ne semble pourtant demander qu'à s'épanouir pour devenir très intéressante. Peut-être n'est-ce qu'une étape utile à son développement?
 2  M. RAVEL Sur l'herbe Émission dure et tendue qui donne à sa voix une couleur uniforme vite lassante.
 1  C.M. VON WEBER Der Freischütz « Durch die Wälder, durch die Auen » Programme assez court, pour une voix qui fatigue l'oreille et se fatigue peut-être elle-même assez vite.
Incapable de rendre le caractère léger et bondissant de la face "solaire" de cet air. Efficace par contre dans le métal de sa face "obscure". Il est cependant dommage que sa voix n'ait actuellement que ce métal à offrir.

 
9) Emmanuelle DE NEGRI , soprano Mark DAVIES : piano et clavecin
Anne PEKKALA : violon
Saskia SALEMBIER : violon
Marie-Sarah PINTE-BEAUCHAMP : flûte traversière
Mathurin MATHAREL : violoncelle
 
 1  C. MONTEVERDI Orfeo « Dal mie Permesso amato » Chante un peu en expiration haute. Peut-être stylistiquement juste, mais on souhaiterait que les sons soient pris un rien plus par au-dessus, plus "soulevés" que poussés droit devant. Comme son adaptation stylistique par la suite semble le démontrer,cela procède sans doute d'une recherche d'"authenticité".
 3  G.F. HAENDEL Jephté « 'Tis well... Tune the sort melodious lute » Morceau un peu long pour ce qu'il permet de démontrer. Son anglais n'est pas toujours très clair.
 2  R. SCHUMANN op. 98 (Singet nicht in Trauertönen) Des aigus un peu droits, qui pourraient être mieux "soulevés" pour gagner en rondeur et plénitude, mais cela passe dans ce Lied.
 2  H. WOLF Italienisches Liederbuch (Wer rief dich denn?; Nun lass uns Frieden schliessen) Expressive. Bon choix de deux Lieder très contrastés.
 4  A. WEBERN op. 12 (Der Tag ist vergangen; Gleich und gleich) L'allemand la met bien en valeur. Adapte très bien son émission vocale au style de chaque compositeur, bien soutenue en cela par Mark Davies.
 1  W.A. MOZART Cosi fan tutte « Una donna quindici anni » Très bien chanté et interprété. Beau programme, varié tout en restant adapté à sa voix.
 1  F. POULENC Les mamelles de Tirésias « Non, Monsieur mon mari!» Toujours très expressive. Trouve ici une diction parfaitement claire, avec un léger caractère "parisien", "diseuse", d'un goût parfait et sans aucun excès. Désopilante et toujours juste dans ses expressions. Le premier "triomphe" de ces journées d'épreuves.
 2  C. DEBUSSY Ariettes oubliées (L'Ombre des arbres) S'adapte à nouveau instantanément à une couleur toute autre.
 1  E. GRANADOS Goyescas « Porque entre sombras el ruiseñor » Toujours excellente et d'une magnifique justesse expressive (comme Mark Davies). Bouleversante!
 1  A. SALIERI Prima la musica, e poi le parole « Cucuzze... che concorso » À nouveau désopilante dans ce numéro de chanteuse bègue! N'a pas une voix extraordinaire mais est une incroyable artiste polymorphe, sachant déclencher le rire comme les larmes!

 
10) Matthieu CABANES , ténor Marie-Charlotte LE ROUX : piano
 
 1  W.A. MOZART Idoménée « Non ho colpa » Vrai ténor à l'émission encore assez brute. À la fois du brillant et des résonances graves, mais pas encore la souplesse d'une "voix mixte", et un timbre du coup un peu en "heller Knödel".
 2  F. SCHUBERT Die schöne Müllerin (Der Neugierige) Des piani, mais qui éclatent encore par-ci par-là et peuvent être mieux maîtrisés. Combiné avec le choix d'un tempo lent, cette émission fait entendre un phrasé peu orthodoxe mais original dans ce Lied.
 1  G. BIZET Les pêcheurs de perles « A cette voix, quel trouble... Je crois entendre encore » En fausset déjà sur "di(vin)" puis à nouveau sur "doux (rêves)", après un fausset plus justifié sur "(ivres)se". Chante l'aigu final sur "(char)mant" en voix pleine puis "souvenir" en fausset. Choix d'air discutable et "limite". Toujours cette couleur laryngée gênante.
 4  P. MAZE La chanson bien douce Les passages plus graves sont plus confortables. Quelques phrases bien liées.
 2  F. POULENC 4 Chansons pour enfants (Le petit garçon trop bien portant) Lui va bien. Pourrait trouver des débouchés en ténor de caractère en attendant mieux.
 3  G.F. HAENDEL Israel in Egypt « The enemy said » Au piano et dans un anglais étrange. Semble avoir le potentiel pour ce répertoire, mais le chante à l'emporte-pièce.
 1  G ROSSINI Le Comte Ory (Cavatine) Mieux soutenu et lié. Émission plus arrondie, moins laryngée. En tout cas pas plus laid que les titulaires vieillissants de ce type de rôle si difficile à distribuer. Très prometteur. Dommage qu'il ne chante pas déjà tout son répertoire avec au moins cette qualité!

 
11) Vanessa LE CHARLÈS , soprano Mark DAVIES : piano et orgue
Xavier MAUCONDUIT : ténor
Marketa LANGOVA : violon baroque
Anne PEKKALA : violon baroque
Jean GAUTHIER : viole de gambe
 
 1  W.A. MOZART Cosi fan tutte « Come scoglio » Ses ouvertures buccales sont souvent trop serrées. Semble handicapée par sa mâchoire et sa petite bouche, un peu comme Marie-Nicole Lemieux. De maintenir sa mâchoire ainsi serrée déclenche parfois un tremblement de celle-ci. Semble pouvoir libérer facilement ses aigus au lieu de les tenir ainsi serrés.
Penche trop sa tête en avant, menton dans la poitrine. Se laisse parfois aller en avant de tout son corps. Serait plus efficace en gardant la verticalité de sa posture.
 2  R. STRAUSS Poèmes extraits des « Dernières feuilles » d'H.v.Gilm (Die Nacht; Nichts) Oscillation audible associée au tremblement de la mâchoire. Sait par contre bien chanter en finesse en tête.
 4  K. PENDERECKI Ubu Rex « Gott und der Heilige Nikolaus » Très bien maîtrisé vocalement et scéniquement, avec de bonnes répliques de Xavier MAUCONDUIT.
 3  J.J. CASSANEA DE MONDONVILLE Dominus Regnavit « Testimonia tua » Devrait pouvoir trouver plus de facilité et de douceur pour ce répertoire, ne serait-ce que par une articulation plus détendue, qu'elle adopte déjà mais seulement dans les passages plus graves et calmes. Également toujours par une meilleure verticalité et donc une meilleure ouverture.
 1  J. MASSENET Thaïs « Dis-moi que je suis belle» Cet air ne fonctionne pas parfaitement. Améliorer la posture et l'articulation améliorerait le phrasé, la diction et l'expression.
 2  L. AUBERT Poèmes arabes de Franz Toussaint (Le Destin) Lui permet au moins de se reposer entre les deux grands airs de son programme.
 1  G. VERDI La force du destin « Pace, mio Dio » Dommage qu'elle appuie toujours trop sur ses consonnes ("p", "d"!). Aurait le potentiel d'une soprano dramatique, chose rarissime au CNSM! Dommage de le gâcher par des défauts techniques si évidents - à constater sinon à résoudre!

 
12) Avi KLEMBERG , ténor Marie-Charlotte LE ROUX : piano
 
 2  P.I. TCHAIKOVSKI Op. 38 Sérénade de Don Juan Encore un vrai ténor, aidé par sa carrure d'armoire à glace, doté d'un timbre superbe et à l'émission agréable et facile.
 1  G. MEYERBEER L'africaine « O paradis sorti de l'onde » Très bien émis, à l'exception de l'aigu final.
 3  J. HAYDN La Création « Mit Würd und Hoheit angetan » Toujours bien émis et phrasé, certes sans excès de subtilité.
 2  H. DUPARC Extase Gère toujours très bien ses ajustements vocaliques à travers sa tessiture. Correct musicalement sans être passionnant.
 1  G. PUCCINI Madame Butterty « Addio, fiorito asil » Limite.
 4  G. FINZI (Libellule rouge; La lune à la fenêtre) Pas transcendant comme choix contemporain!
 1  C. GOUNOD Mireille « Anges du paradis » Toujours belle couleur vocale, un peu juste mais présentable.
 2  R. STRAUSS Op. 27 Heimliche Aufforderung Émission sans entraves, qui ne reste qu'à polir.
Programme entièrement au piano, musicalement un peu frustrant. Il est rageant d'entendre un si beau timbre dans un corps si bien taillé pour le chant et de ne rien ressentir de plus que le plaisir de découvrir ce potentiel.

 
13) Blandine FOLIO , mezzo Yann MOLENAT : piano
Rémi DELANGLE : clarinette
Lucas GUIMARAES PERES : viole de gambe
Miguel HENRY : Théorbe
 
 1  B. MOORE Sexy Lady « It's true that you've seen me » Émission trop appuyée en poitrine, semblant pouvoir tendre vers une raucité, comme en imitation d'une chanteuse noire, ou simplement de comédie musicale? Mâchoire peu ouverte, articulateurs semblant tendus, conduit vocal assez resserré et voix trop "placée" dans le nez, coincée et non pas pleine et libre. Ces tensions font entendre un vibrato excessif et empêchent l'épanouissement de la voix.
 1  W.A. MOZART La clémence de Titus « Parto, parto » Voix toujours coincée derrière le nez et trop appuyée sur les consonnes. Donne l'impression de ne pas laisser sortir sa voix simplement par la bouche mais de vouloir à tout prix la placer, la sentir à l'intérieur, en une sorte de caricature des aspects les plus discutables de la technique de Marilyn Horne. Pression et vibrato excessifs donnent aussi l'impression qu'elle a voulu chanter trop "mûr" trop vite.
Se lâche progressivement. Ce placement peut être efficace comme "amorce", "queue de la poire", "pointe de la flèche", mais la voix ne peut s'y limiter.
 3  F. CACCINI Il primo libro delle musiche (Ecco ch'io verso il sangue) Soumises ici à une pression moindre que celle à laquelle elles ont été habituées, les cordes vocales ne peuvent plus répondre efficacement et la voix ne rayonne pas mieux. L'émission reste appuyée et le résultat oscillant. Dommage, car c'est musicalement joli et dramatiquement juste, comme d'ailleurs tout son programme, très bien composé.
 2  C. DEBUSSY Trois Chansons de Bilitis (La Chevelure) Accent anglais?! Stylistiquement juste, dommage d'être gêné par cette "attache" de la voix. La faible extraversion de sa voix n'est par contre pas gênante dans ce morceau.
 1  J. MASSENET Werther « Werther, Werther » Manque d'harmoniques dès son deuxième "Werther". Depuis son deuxième numéro, tout son programme est assez lugubre et semble "plombé" par cette difficulté à épanouir librement sa voix.
Semble maintenant imiter les défauts de Barbara Hendricks avec son émission ampoulée et tubée, qu'elle coince de plus dans le nez. Comme chez Barbara Hendricks, les forte couverts passent comparativement bien ("ne m'accuse pas, pleure-moi"). Hélas, dès qu'elle réduit la nuance, sa voix semble avoir été tellement habituée à forcer qu'elle ne peut plus sonner librement avec facilité.
Excellent Yann MOLENAT au piano.
 4  A. SCHOENBERG Pierrot lunaire (1 Mondestrunken; 2 Colombine; 9 Gebet an Pierrot) Le premier numéro lui convient bien, du moins dans la finesse du début en tête, avant que la voix ne tombe à nouveau dans l'élargissement sourd du bas-médium.
Le deuxième est d'une justesse plus discutable. Sans ses défauts d'émission, l'allemand et le texte seraient bien rendus.
 2  K. WEILL Nanna's Lied (Meine Herren) Bonne idée de s'évader plusieurs fois vers des vocalités non classiques, où sa musicalité et sa justesse dramatique pourraient lui offrir des débouchés. L'ennui est que, tout en y dissimulant un peu les défauts de son émission, elle les y accentue aussi en étant privée du strict cadre du bel canto.
 2  M. DE FALLA Sept Chansons espagnoles (Polo) Choix inévitable pour une chanteuse ayant trop forcé sa voix de poitrine.

 
14) Li-Chin HUANG , soprano Mark DAVIES : piano
Marie-Sarah PINTE-BEAUCHAMP : flûte baroque
Charlotte BLETTON : flûte
Cynthia SAINT-VILLE : soprano
Clémentine MARGAINE : mezzo
Xavier MAUCONDUIT : ténor
Luc BERTIN-HUGAULT : basse
 
 1  G.F. HAENDEL Alcina « Tornami a vagheggiar » Appuie trop sa voix sur les consonnes, qui du coup étouffent et resserrent les voyelles. Se laisse trop emporter physiquement en avant, ce qui renforce cette impression qu'elle veut trop pousser ("projeter"?!) sa voix devant elle et ne la laisse pas assez rayonner librement dans une meilleure verticalité. Grossit ses graves sans les poitriner correctement.
 2  H. WOLF Er ist's L'articulation grossie alourdit aussi le phrasé.
 2  C. DEBUSSY Fêtes galantes (Clair de lune) Trop en "soufflet" sur chaque note. Semble avoir une activité abdominale excessive plutôt qu'insuffisante, mais respire aussi trop haut. Le schéma est donc plutôt "je respire et je bloque le diaphragme et les abdos" que "je respire et je laisse la cage thoracique s'affaisser" (ces deux schémas possibles étant bien sûr aussi défectueux l'un que l'autre).
 2  S. BARBER Op. 25 (Nuvoletta) Chante des syllabes plus que des phrases. Se libère cependant au cours de l'air. Détonne sur certaines attaques qui semblent trop préparées physiquement et pas assez mentalement.
 3  J. BRAHMS Ein deutsches Requiem « Ihr habt nun Traurigkeit » Laisse ici mieux monter ses voyelles (heureusement car il y en a plus que de consonnes dans cet air!). Courageuse de présenter cet air avec un quintette vocal. Détonne parfois.
 1  G. PUCCINI La bohème « Quando m'en vo » Libère d'abord mieux sa voix, mais certaines notes restent retenues et basses.
 1  J.P. RAMEAU Hippolyte et Aricie « Rossignols amoureux» Rentre peu à peu dedans et trouve plus de rondeur, après un début tête un peu penchée pour des attaques un peu grimacées semblant partir "vers les côtés".
Des passages magnifiques indiquent une bonne direction possible pour son épanouissement vocal.
 2  San-Lang YAN « Reviens moi » Mélodie sirupeuse bien rendue.
 4  M. OHANA Deux incantations « Strophe » Vocalement réussi. Trouve là aussi une piste intéressante vers la liberté vocale.
 1  I. STRAVINSKY The rake's progress « No word from Tom » À nouveau assez haché en dehors des passages de pure vocalisation. Quand son émission n'est pas optimale, c'est l'articulation qui, avec la dureté du soutien, semble lui nuire le plus.
Ses graves sont ici mieux concentrés et poitrinés. Elle a du mal à fournir jusqu'au bout l'énergie requise par cet air, qui n'offre souvent que des temps très courts pour reprendre son souffle.

 
15) Arnaud GUILLOU , baryton Karolos ZOUGANELIS : piano
Prisca TALON : violon
Matthieu LATIL : violon
Cynthia PERRIN : alto
Pauline BUET : violoncelle
Guillaume PIERLOT : hautbois
Florian CARRE : clavecin
Gaëlle ARQUEZ : soprano
 
 1  G.F. HAENDEL Partenope « Furibondo, spira il vento... » Sans problème, quoique parfois un peu sourd, mais pas très excitant non plus, malgré un excellent soutien instrumental. Les graves de ce morceau sont à la limite de sa tessiture.
 3  J.S. BACH Cantate BWV 78 « Jesu, der du meine Seele » Là aussi, un peu sourd de timbre dans la tessiture grave du récit. Musicalement bien en place.
 1  E.W. KORNGOLD Die Tote Stadt (Tanzlied des Pierrot) N'a pas la couleur de baryton lyrique de cet air. Lâche d'ailleurs en fausset son premier aigu. Respire n'importe où et n'a pas le phrasé long et souple requis. Le timbre semble voilé dans l'aigu comme dans le grave.
 1  M. RAVEL L'Enfant et les sortilèges Air de l'horloge Lui va mieux. D'une émission ici plus franche, sa voix perd son voile et gagne en éclat. Soutient bien un bon tempo rapide.
 4  A. SALLINEN The king goes forth to France « Sinä tahdot! ja tahdotko sinä... » Là aussi sonore et brillant, très engagé.
 2  A. SCHOENBERG Op. 3 (n°3 Warnung) A décidément besoin de cette intensité vocale et dramatique pour bien timbrer sa voix.
 2  G. MAHLER Lieder eines fahrenden Gesellen (Ich hab' ein glühend' Messer) À nouveau impressionnant dans les aigus et les forte de ce Lied redoutable. Timbre bien aussi les (rares!) passages plus doux. Très bon allemand.
 2  F. POULENC Quatre poèmes de Guillaume Apollinaire (Avant le cinéma; 1904) Toujours excellent, sa diction française aussi.
 1  W.A. MOZART Les noces de Figaro « Hai già vinta la causa... Vedrò mentr'io sospiro » Toujours solide et homogène, avançant bien, sans problème.
La fin de son programme mériterait une mention supérieure, bien que l'on regrette qu'il n'ait pas une palette expressive plus large. Les trois premiers numéros de son programme étaient-ils de mauvais choix ou bien sa voix n'était-elle pas encore "chaude"?

 
16) Laurence FAVIER , soprano Mark DAVIES : piano
 
 3  J. HAYDN Die Schöpfung « Nun beut die Flur das frische Grün » Voix agréable et fraîche. Se sort correctement de ses vocalises. Respire et phrase bien.
 2  H. WOLF Frühling über's Jahr Couleur vocale et diction idiomatiques.
 2  R. STRAUSS Op. 17 (Ständchen)  
 1  C. GOUNOD Roméo et Juliette « Je veux vivre dans ce rêve » Bien, frais, malgré quelques aigus un peu serrés (pas les plus hauts). Problème de négociation d'une zone de passage? Ou de formation des voyelles antérieures fermées dans l'aigu?
 1  W.A. MOZART Air de concert « Misera, dove son » Représente le genre d'élève qu'on aimerait voir sortir plus souvent du conservatoire : jeune, avec un potentiel, guidée dans une bonne direction, ayant acquis de bonnes bases techniques, devant juste mûrir, peut-être pas encore prête pour la scène mais certainement pour une école d'art lyrique et des engagements en oratorio.
Doit juste résoudre ce serrage laryngé sur certaines notes et voyelles. Des engagements trop précoces pourraient l'amener à crier et à se fatiguer. Aurait aussi intérêt à travailler ses graves, et des morceaux un peu plus centrés vers le grave.
 4  O. MESSIAEN Poèmes pour Mi (Action de grâces) Excellente déclamation dans le médium. Aigus ici bien conduits jusqu'à la fin! Mark Davies excelle dans ce répertoire. Son programme est d'ailleurs musicalement intéressant quoiqu'entièrement accompagné au piano.
 1  G. VERDI Ernani « Ernani, involami » Voix de poitrine correcte, dont la liaison avec le reste de la voix peut être encore travaillée, avec profit sans doute pour l'aigu. Toujours quelques [i] serrés. Air encore aux limites de ses possibilités, un peu juste pour une audition mais intéressant à travailler.

 
Conclusion

Une promotion 2006 particulièrement abondante, d'un niveau un peu plus rassurant que l'an passé. Les accompagnements par des ensembles instrumentaux et vocaux ont été quelque peu rationalisés, ce qui raccourcit agréablement les changements de plateau. Les élèves manifestent dans l'ensemble une bonne aisance scénique. S'ils ne se tiennent pas tous bien, la plupart respire correctement. L'articulation compromet par contre la résonance de plusieurs.
Emmanuelle de Negri domine largement ses camarades par sa musicalité. Les ténors abondent, mais aucun ne réunit hélas encore toutes les qualités que l'on en attend, même si l'un d'eux, particulièrement apprécié par le jury, a déjà amorcé un début de carrière.

Alain Zürcher
 
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