Louis Couturiaux a écrit : << Oh combien vous avez raison! Mais expliquer un peu comment il faut exécuter ce paradoxe! Tout est là.....dans la tête aussi. Comme Luciano Pavarotti le disait à Eve Ruggieri il ya quelques années déjà, c'est l'effet "Aller à la toilette".>> Imaginer que l'on descend quand on monte (et vice versa!) n'a pas grand chose à voir avec cette image extrême, valable à la rigueur sur quelques notes tout aussi extrêmes de l'aigu. "Imaginer que l'on descend quand on monte (et vice versa!)" a déjà comme premier but de compenser les effets néfastes de l'image inverse que l'on peut se faire plus spontanément. Les effets ne se font pas seulement sentir au niveau du soutien du souffle, mais aussi au niveau des ouvertures buccales et plus généralement de la configuration des résonateurs, avec une influence sur les articulateurs qui les délimitent (et en particulier sur leur détente). Les sensations internes qui en résultent sont différentes, et le résultat sonore aussi. Il n'en reste pas moins qu'en montant dans l'aigu, si les sensations internes liées à la résonance de la voix peuvent être peu à peu ressenties plus haut, les sensations liées au soutien doivent être peu à peu ressenties plus bas : la sensation (et l'activité musculaire correspondante) de "position d'inspiration" sera maintenue jusqu'à la taille, et l'activité musculaire d'expiration sera ressentie encore plus près du bassin. | Alain Zürcher | L'Atelier du Chanteur | http://chanteur.net Messages suivants :