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Ces critiques sont strictement subjectives. Elles ne concernent naturellement qu'une représentation donnée. Conformément à la vocation de l'Atelier du Chanteur, elles essaient de se concentrer sur des questions de technique vocale... mais n'y réussissent pas toujours!
C concert F festival M comédie musicale OC opéra en version de concert OE opéra mis en espace O oratorio OS oratorio en version scénique R récital RS récital mis en scène
   
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Falstaff
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Paris
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Théâtre des Champs-Élysées
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19/06/2008
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Joyce DiDonato R
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Paris
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Opéra Comique
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07/06/2008
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Porgy and Bess
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Paris
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Opéra Comique
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02/06/2008
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I Capuleti e i Montecchi
Une quasi version d'anthologie à la Bastille, voilà qui vaut d'être signalé! Evelino Pidň est le parfait belcantiste que l'on sait. Si l'on dépasse la gaucherie des scènes d'ensemble et le piètre maniement de l'épée par les choristes, la mise en scène de Robert Carsen fait mouche dans les scènes plus intimes. Le décor, qui a dû coûter une fortune mais a le mérite de bien renvoyer les voix vers la salle, aurait été aussi efficace avec quelques panneaux et chaises de récupération, un escalier standard et quelques pots de peinture rouge.
Le plateau vocal, surtout, est somptueux sur le papier mais aussi sur la scène. Joyce DiDonato est toujours aussi juste et engagée dramatiquement, même si sa voix et son physique ont bien changé depuis sa Dejanira d'Hercules de Haendel à Aix-en-Provence et Paris. Samedi 7 juin, on pourra l'entendre à l'Opéra-Comique dans un répertoire tout différent!
Anna Netrebko appuie trop son médium avant l'entracte, de manière peut-être flatteuse mais dangereuse, "à la Callas" dira-t-on. Après l'entracte, elle concentre mieux sa voix en tête. Son coach l'attendait-il en coulisse pour la remettre sur les rails? Une fois surmontée cette étrange "mezzoïsation" du rôle, qui la faisait sonner plus sombre que Joyce DiDonato dans les duos, elle régale son public de phrasés et nuances ineffables. Les rôles masculins sont presque aussi excellemment tenus.
(Les Capulets et les Montaigus); Vincenzo Bellini (1801-1835); Opéra en deux actes (1830); Livret de Felice Romani; Orchestre et Choeurs de l’Opéra national de Paris; Chef des Choeurs: Alessandro Di Stefano; Evelino Pidň (dm); Robert Carsen (ms); Michael Levine (dc); Davy Cunningham (l); Capellio: Giovanni Battista Parodi; Giulietta: Anna Netrebko; Romeo: Joyce DiDonato; Tebaldo: Matthew Polenzani; Lorenzo: Mikhail Petrenko
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Paris
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Opéra Bastille
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28/05/2008
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Violeta Urmana R
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Paris
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Salle Pleyel
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20/05/2008
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Mireille Delunsch C
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Paris
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Opéra Comique
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20/03/2008
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Padmâvatî
Bonne idée d'un spectacle "bollywoodien", visuellement très réussi, aux agréables ballets indiens. L'orchestre philharmonique de Radio-France est idéal pour ce répertoire. Vocalement, la tâche principale des chanteurs semble être de chanter assez fort pour "passer" ce somptueux tapis orchestral. Alain Fondary a le style déclamatoire un peu fruste qu'on lui connaît. Yann Beuron prend la peine de phraser correctement, malgré des aigus un peu justes. Finnur Bjarnason est solide. Sylvie Brunet déçoit par un manque d'homogénéité d'émission et de pureté de diction : alors qu'elle dénasalise un peu trop les voyelles nasales du français, elle nasalise par contre un bas-médium bien trop appuyé, en guise peut-être de transition (ratée) vers sa vraie émission de poitrine. Cette dernière est bien moins choquante quand elle n'est pas ainsi écrasée, et sa voix est superbe quand elle s'ouvre dans l'aigu. Reste encore à corriger une tendance à faire tendre toutes ses voyelles vers des "eu" ou des "o" ouverts, et elle sera superbe dans ce rôle dont elle a tous les moyens.
Opéra-ballet en 2 actes; Musique Albert Roussel; Livret Louis Laloy; Orchestre Philharmonique de Radio France; Chśur du Châtelet; Lawrence Foster (dm); Sanjay Leela Bhansali (ms); Omung Kumar Bhandula (sc); Tanusree Shankar (chg); Rajesh Pratap Singh (c); Padmâvatî Sylvie Brunet; Ratan-Sen Finnur Bjarnason; Alaouddin Alain Fondary; Le Brahmane Yann Beuron; Badal François Piolino; Nakamti Blandine Folio Peres; Gora Laurent Alvaro; La Sentinelle Alain Gabriel
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Paris
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Théâtre du Châtelet
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18/03/2008
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Zampa
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Paris
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Opéra Comique
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10/03/2008
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Thésée
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Paris
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Théâtre des Champs-Élysées
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22/02/2008
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Luisa Miller
Il est amusant de relire ses propres notes qualifiant à Berlin cet opéra d'excitant chef d'oeuvre vocal du bel canto! À l'écoute de la bluette kitschissime offerte à Paris, qui imaginerait pareils qualificatifs?
Comme souvent, nous assistons à une production bien léchée au superbe décor bien éclairé, qui a pour seul effet de rendre l'oeuvre parfaitement insipide. La Sonnambula chez Guillaume Tell... Rien de franchement mauvais, mais rien d'excitant non plus, personne n'ayant apparemment envisagé de pouvoir croire et faire croire à cet opéra. Ralenti, alourdi et ramolli par la taille et la froideur de la salle, il n'est pas davantage électrisé par ses interprètes. Certes, le choeur arrive à chanter staccato pendant 2h45, ainsi qu'on a dû lui demander, ce qui est une performance. Ramon Vargas est à la peine et Kwangchul Youn domine aisément la distribution en offrant la seule voix vraiment solide. Orchestre et chef semblent se consacrer à la tâche passionnante de démontrer la facilité et la banalité sans appel de la partition.
Orchestre et Choeurs de l'Opéra national de Paris; Chef des Choeurs Alessandro Di Stefano; Massimo Zanetti (dm); Gilbert Deflo (ms); William Orlandi (dc); Joël Hourbeigt (l); Il Conte di Walter: Ildar Abdrazakov; Rodolfo: Ramon Vargas; Federica (Duchessa d'Ostheim): Maria José Montiel; Wurm: Kwangchul Youn; Miller: Andrzej Dobber; Luisa: Ana Maria Martinez; Laura: Elisa Cenni
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Paris
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Opéra Bastille
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20/02/2008
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Véronique
On attendait davantage de cette production de Véronique au Châtelet. Aucune de ses composantes n'enthousiasme. De leur combinaison ne résulte aucun pétillement, aucun charme. Les décors sont certes beaux, avec leurs perspectives exagérées fuyant vers des projections réalistes. Les costumes ne posent pas problème. Voilà pour le cadre, dont serait fier maint théâtre de province.
Dans ce cadre, mise en scène et chorégraphie sont convenues. L'introduction de matelots et de péripatéticiennes à la Savary n'était pas indispensable et encombre le plateau. La révision du pourtant brillant Benoît Duteurtre n'est pas transcendante et on est souvent gêné par une vulgarité sans ironie qui tombe à plat, bien loin des souvenirs enchantés de cette partition et de ses interprètes anciens. Avec un peu de génie de la part d'une troupe, le spectacle aurait encore pu être sauvé, mais il semble qu'ait surtout manqué une culture générale de l'opérette, une atmosphère de travail ou un esprit de troupe un peu plus brillant.
Dans la fosse, Messager ne permet pas à Jean-Christophe Spinosi de manifester les qualités qui le rendent si évidemment vital dans Vivaldi ou Rossini. La configuration correspondante de l'ensemble Matheus ne semble pas non plus imprégnée d'une grande culture de ce répertoire.
Sur scène, Gilles Ragon maîtrise, lui, cette musique française, et Amel Brahim-Djelloul est une délicieuse Véronique. Hélas on l'a affublé d'un Florestan absurde, le toujours calamiteux Dietrich Henschel, parangon de la technique allemande du larynx abaissé et écrasé, qui martelle note à note les phrases du pauvre Messager, jamais passé dans un tel laminoir. Aucune souplesse de phrasé, aucun harmonique séduisant pour ce timbre de fond de gorge, que l'on ne distribuerait guère qu'à un Méphisto d'opérette.
Ingrid Perruche est une séduisante Agathe Coquenard, quoique ses aigus sonnent ici plus aigres qu'ailleurs. Laurent Alvaro a l'abattage nécessaire à son rôle surtout parlé et Doris Lamprecht est une Ermerance de bonne tenue. On espère que ce spectacle mûrira encore jusqu'au 31 janvier et que ses meilleurs éléments trouveront d'autres occasions de relancer ce répertoire décidément si fragile.
Opéra-comique en 3 actes; Livret Albert Vanloo et Georges Duval; Adaptation Benoît Duteurtre; Ensemble Matheus; Chśur du Châtelet; Jean-Christophe Spinosi (dm); Fanny Ardant (ms); Ian Falconer (d); Dominique Borg (c); Roberto Venturi (l); Natalie van Parys (chg); Hélène (Véronique):Amel Brahim-Djelloul; Florestan:Dietrich Henschel; Agathe Coquenard:Ingrid Perruche; Ermerance (Estelle):Doris Lamprecht; Coquenard:Laurent Alvaro; Loustot:Gilles Ragon; Séraphin:Patrice Lamure
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Paris
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Théâtre du Châtelet
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26/01/2008
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La gazza ladra
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Massy
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Opéra
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16/01/2008
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Ciro in Babilonia OC
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Paris
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Théâtre des Champs-Élysées
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12/01/2008
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Arsène Lupin banquier
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Paris
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Théâtre de l'Athénée
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21/12/2007
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L'Étoile
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Paris
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Opéra Comique
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19/12/2007
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Une fille en or
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Vincennes
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Théâtre Daniel-Sorano
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29/11/2007
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Pelléas et Mélisande
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Paris
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Théâtre des Champs-Élysées
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14/06/2007
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Tancredi OC
Encore une réussite aussi intelligente qu'excitante de René Jacobs, qui étend son répertoire à l'instar de ses collègues baroques. Le plateau vocal est magnifique, avec un ténor pour une fois impeccable, Lawrence Brownlee, une basse impressionnante, Federico Sacchi, une soprano à la voix assurée et restée d'une étonnante jeunesse, Rosemary Joshua, et une Bernarda Fink très présente malgré un timbre assez pauvre en harmoniques. Pour excuser l'excitation moindre du second acte, malgré ses airs superbes, on invoquera l'extrême faiblesse dramatique du livret! France-Musiques diffusera ce concert. Le publier en CD serait une excellente idée!
Musique de Gioacchino Rossini; Livret de Gaetano Rossi d'après Voltaire; Orchestre des Champs-Elysées; The English Voices; René Jacobs (dm); Tim Brown: chef de choeur; Bernarda Fink: mezzo-soprano (Tancredi); Rosemary Joshua: soprano (Amenaide); Lawrence Brownlee: ténor (Argirio); Anna Chierichetti: soprano (Roggiero); Federico Sacchi: basso (Orbazzano); Elena Belfiore: contralto (Isaura)
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Paris
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Salle Pleyel
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03/06/2007
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Le Verfügbar aux Enfers
Étonnant spectacle et formidable moment d'émotion! Excellent travail de théâtre, dont le spectateur non prévenu découvre avec stupéfaction, aux saluts, qu'il était réalisé par des collégiens et des jeunes élèves de conservatoires d'arrondissement! Totalement immergés dans cet univers dont ils rendent à la perfection les sentiments et les atmosphères, ils transmettent aux spectateurs les émotions qu'eux-mêmes ont dû ressentir à vivre l'aventure exemplaire de cette production!
Texte de Germaine Tillion; musiques: Henri Christiné, Bruno Coquatrix, Henri Duparc, Émile Jaques-Dalcroze, Christoph Willibald Gluck, Reynaldo Hahn, Édouard Lalo, Charles Lecocq, Camille Saint-Saëns, Oscar Straus…; restitution et compositions musicales Christophe Maudot; musiciens de l'orchestre de Chambre Pelléas; Hélène Bouchez (dm); Bérénice Collet (ms); dramaturgie et adaptation du texte Géraldine Keiflin; Christophe Ouvrard (dc); Danièle Cohen (chg); Le Naturaliste Alain Fromager (comédien); Marguerite et Rosine Gaële Le Roi; Havas Jeannette Fischer; Marmotte Carine Séchehaye; Nénette Claire Delgado-Boge; Lulu de Belleville Emmanuelle Goizé; Lulu de Colmar Hélène Delavault; Maîtrise de Paris; choeur des collèges Camille Claudel et Évariste Gallois (Paris 13e); danseuses des Conservatoires municipaux de la Ville de Paris
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Paris
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Théâtre du Châtelet
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02/06/2007
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Da gelo a gelo
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Paris
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Palais Garnier
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31/05/2007
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La muse gueule
Ce spectacle reprend les grands classiques lyriques "culinaires" avec la Bonne Cuisine de Bernstein, les ensembles du gril ou de l'omelette... Il leur adjoint quelques détournements d'airs, à commencer par "Votre toast..." d'Escamillo et quelques scies du répertoire de ténor. Les voix sont d'excellente tenue et les ensembles musicalement très en place. Ce spectacle n'est cependant pas la réussite fraîche et joyeuse qu'il aurait pu être - et que le désopilant et brillant Michel Frantz incarne parfaitement dans son costume de poulet, avec ses talents de comédien comme de pianiste. Passé la découverte de son numéro d'introduction, on éprouve même rapidement un certain malaise, tant ce spectacle semble dominé par la violence et la crasse. Pourquoi massacrer un vrai poulet (certes déjà mort) ou systématiquement jeter et répandre tous les ingrédients sur le plateau? Quelles étranges pulsions guident cette troupe? De quoi donner des cauchemars aux enfants innocemment amenés par leurs parents à un spectacle à l'affiche pourtant alléchante!
Michel Frantz (piano); Aude Sardier (ms,soprano), Elisabeth Conquet (mezzo-soprano), Pierre Espiaut (ténor), Bernard Imbert (baryton)
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Paris
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Théâtre du Renard
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30/05/2007
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I Puritani OC
Cette interprétation de concert a pris vie au deuxième acte, après l'entracte. Sumi Jo déploie peu à peu ses talents vocaux, jusqu'à combiner un parfait épanouissement et une parfaite maîtrise technique. Au diapason de son chant, la direction d'abord un peu carrée de Maurizio Benini s'épanouit elle aussi et devient de plus en plus souple et belcantiste. Antonino Siragusa est un très joli ténor qui a le mérite de ne pas forcer son émission légère. Stefano Antonucci, Michele Pertusi et Riccardo Ferrari sont solides dans leurs rôles.
Opera seria; Livret de Carlo Pepoli; musique de Vincenzo Bellini; créé au Théâtre-Italien (Paris) le 24/1/1835; Orchestre symphonique et choeurs de la Monnaie; Maurizio Benini (dm); Piers Maxim (chef des choeurs); Elvira : Sumi Jo; Enrichetta di Francia : Gabriella Colecchia; Lord Arturo Talbo : Antonino Siragusa; Sir Riccardo Forth : Stefano Antonucci; Sir Giorgio Valton : Michele Pertusi; Lord Gualtiero Valton : Riccardo Ferrari; Sir Bruno Robertson : Cristiano Cremonini
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Bruxelles
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Palais des Beaux-Arts
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20/05/2007
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La Didone
Difficile d'écrire une critique vocale d'un spectacle amplifié dont un seul protagoniste chante avec une technique lyrique adaptée. Hai-Ting Chinn est d'ailleurs excellente. Chant et musique sont mêlés à des extraits d'un film de science-fiction italien de série B, joués sur scène en américain, tandis que le chant en italien est surtitré en français et en flamand... Le spectacle dresse un parallèle qui n'est pas sans intérêt entre Énée et un vaisseau spatial s'écrasant sur une planète dont les habitants immatériels veulent prendre possession des corps des astronautes pour s'enfuir...
Livret de Busenello, musique de Cavalli, créé en 1641; textes additionnels tirés de "Planet of the vampires", film de Mario Bava (1965); The Wooster Group, New-York; Dido : Hai-Ting Chinn
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Bruxelles
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Kaaitheater
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19/05/2007
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Carmen
Une version orchestralement dépoussiérée, où l'ouverture, les passages les plus toniques et les choeurs sonnent avec un formidable entrain. Les cuivres ont sans doute de bonnes excuses pour être moins justes et précis que des instruments modernes. Moins d'excuses par contre pour les nombreux décalages avec le plateau et une certaine pauvreté des demies-teintes.
Côté mise en scène, une débauche naturaliste un peu lourde, pas indispensable, se dépouille peu à peu pour atteindre le magnifique plateau nu final envahi par la foule.
Surtout, un plateau vocal d'excellente tenue, magnifique de diction et de style, à commencer par les jeunes chanteurs français tenant les seconds rôles. Nikolai Schukoff, qui campe un Don José scéniquement crédible, a une émission très franche et respecte la partition. Teddy Tahu Rhodes est impressionnant à souhait. Genia Kühmeier est une Micaëla de luxe vocalement superbe, plus noble et moins plaintive que souvent. Sylvie Brunet campe une Carmen "casque d'or". Elle a tous les moyens d'une Carmen bien chantante. Il est d'autant plus dommage qu'elle chante son premier air comme une poissonnière. Heureusement, elle se rachète largement par la suite et est très impressionnante dans la scène finale, vocalement comme dramatiquement.
Opéra comique de Georges Bizet; Les Musiciens du Louvre Grenoble; Chśur des Musiciens du Louvre; Chśur d’enfants Sotto Voce et de la Maîtrise de Paris; Chef de chśur Scott Alan Prouty; Direction musicale Marc Minkowski; Production du Staatsoper unter den Linden Berlin; Mise en scène Martin Kusej; remontée par Elena Tzavara; Décors Jens Kilian; Costumes Heidi Hackl; Carmen Sylvie Brunet; Don José Nikolai Schukoff; Escamillo Teddy Tahu Rhodes; Micaëla Genia Kühmeier; Le Dancaïre Alain Gabriel; Le Remendado François Piolino; Zuniga François Lis; Moralès Boris Grappe; Frasquita Gaële Le Roi; Mercédès Nora Sourouzian
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Paris
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Théâtre du Châtelet
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12/05/2007
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Thaïs
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Paris
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Théâtre du Châtelet
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21/04/2007
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Louise
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Paris
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Opéra Bastille
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19/04/2007
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Matthias Goerne R
Intéressants premiers Lieder de Schumann et op.32 peu connu de Brahms. Liederkreis op.24 interprété avec retenue. Belle clarté perlée du piano de Christoph Eschenbach. La voix de Matthias Goerne est hélas de plus en plus pâteuse au cours de la soirée et il n'est pas à la hauteur des Quatre Chants Sérieux qui terminent son programme, où les médiums sont grossis et les aigus décrochent.
Matthias Goerne, baryton; Christoph Eschenbach, piano; Robert Schumann (Sur des poèmes de Heinrich Heine) : Abends am Strand; Es leuchtet meine Liebe; Mein Wagen rollet langsam; Liederkreis op.24; Johannes Brahms : Lieder op.32; Vier ernste Gesänge op.121.
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Paris
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Salle Pleyel
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16/03/2007
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Lady Macbeth de Mzensk
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Massy
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Opéra
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15/03/2007
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La Juive
Une seconde écoute pour entendre enfin Neil Shicoff. Quoiqu'annoncé malade au deuxième entracte, il assure son rôle avec l'intensité dramatique qu'on lui connaît et tire parti d'un souffle un peu court pour chanter un "Rachel quand du Seigneur" bouleversant. Ferruccio Furlanetto offre une pâte sonore et une humanité plus riche que Robert Lloyd, mais son émission est bien pâteuse dans ce rôle. Colin Lee est excellent, avec une pureté vocale juste moins insolente que John Osborn.
Le plus étonnant dans cette soirée, c'est qu'orchestre et choeur sont moins intéressants qu'il y a trois semaines. Les tempi et phrasés semblent moins variés et le rôle de la princesse Eudoxie paraît moins brillant. L'oeuvre d'Halévy ne supporte-t-elle pas la réécoute? Anna Caterina Antonacci a elle bien mûri dans son rôle, mais malgré un Éléazar plus satisfaisant l'essai n'est hélas pas transformé.
Opéra en cinq actes (1835); Musique de Jacques Fromental Halévy (1799-1862); Livret d’Eugène Scribe; Daniel Oren (dm); Pierre Audi (ms); George Tsypin (d); Dagmar Niefind (c); Jean Kalman (l); Willem Bruls (dr); Amir Hosseinpour (chg); Chef des Choeurs Peter Burian; Préparation des Choeurs Alessandro Di Stefano; La princesse Eudoxie Annick Massis; Rachel Anna Caterina Antonacci; Éléazar Neil Shicoff; Le cardinal de Brogni Ferruccio Furlanetto; Léopold Colin Lee; Ruggiero André Heyboer; Albert Vincent Pavesi; Orchestre et Choeurs de l’Opéra national de Paris.
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Paris
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Opéra Bastille
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14/03/2007
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Katerina Ismaïlova OC
Fabuleuse soirée dont on espère qu'elle fera l'objet d'une publication discographique. Les chanteurs sont excellents jusque dans les petits rôles. Solveig Kringelborn concentre peu à peu son énergie et sa voix d'abord un peu forcée dans le grave et un peu poussée et droite dans l'aigu. À son exception, la distribution semble directement importée de Russie. Sa présence et son impact sonore et dramatique n'ont d'égaux que ceux de l'orchestre et du choeur. On n'a jamais entendu autant de cuivres (et de décibels) au Châtelet! Quant à la direction, avec le jeune Tugan Sokhiev, aussi à l'aise et énergique dans la fosse que gauche aux saluts finaux, la relève de Valery Gergiev semble assurée!
(Rappelons que Katerina Ismailova, créée en 1963, est la révision par Chostakovitch de sa Lady Macbeth du district de Mzensk, créée avec succès vingt-neuf ans auparavant puis interdite par Staline.)
Dimitri Chostakovitch;
Orchestre national de France;
Chśur de Radio France;
Chef de chśur Matthias Brauer;
Direction musicale Tugan Sokhiev;
Chef de chant Larissa Gergieva;
Boris Alexeï Tanovitski;
Zinovyi Evgeny Akimov;
Katerina Solveig Kringelborn;
Sergueï Vladimir Grichko;
Aksinia Ludmila Dudinova
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Paris
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Théâtre du Châtelet
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10/03/2007
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Boris Godounov
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Massy
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Opéra
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08/03/2007
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Les Brigands
Encore un formidable travail de troupe de la part de la compagnie Les Brigands, pour monter enfin l'oeuvre éponyme d'Offenbach. Les nouvelles recrues sont à la hauteur des exigences vocales de l'oeuvre et se fondent parfaitement dans l'ensemble. Un tonus et un abattage formidables, au service d'un livret toujours percutant. On en retiendra la fameuse maxime : « Il faut voler selon la position qu'on occupe dans la société »!
À voir à l'Athénée jusqu'au 4 mars puis en tournée.
Opéra bouffe en 3 actes créé le 10 décembre 1869 au Théâtre des Variétés à Paris; Musique de Jacques Offenbach; Livret de Henri Meilhac et Ludovic Halévy; Version pour 15 chanteurs et 15 musiciens; Benjamin Lévy (dm); Stéphane Vallé, Loïc Boissier (ms); Orchestration : Thibault Perrine; Florence Evrard (sc); Elisabeth de Sauverzac (c); Philippe Lacombe (l); Chef de chant : Nicolas Ducloux; Jean-Philippe Catusse : Pipo/Campo Tasso; Matthieu Cabanès/François Rougier : Carmagnola; Christophe Crapez : Falsacappa; Gilles Favreau : Domino / Antonio; David Ghilardi : Le Prince; Emmanuelle Goizé : Fragoletto; Christophe Grapperon/Jacques Gomez : Barbavano; Matthieu Heim : Chef des carabiniers; Olivier Hernandez : Gloria Cassis; Jeanne-Marie Lévy : Le précepteur/La Marquise; Ronan Nédélec : Pietro; Charlotte Plasse : Fiametta/Le page; Camille Slosse : Zerlina/La Duchesse; Marie-Bénédicte Souquet : Fiorella; Ainhoa Zuazua Rubira : La Princesse
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Paris
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Théâtre de l'Athénée
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22/02/2007
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La Juive
Très inégale production d'un opéra très intéressant, très difficile à chanter... et à mettre en scène! Superbe réussite pour le chef, l'orchestre et les choeurs, qui ont remarquablement intégré et rendu le style d'une oeuvre pourtant absente des scènes parisiennes depuis 1934. Laideur et ridicule de la réalisation scénique. Bilan contrasté du côté des chanteurs.
Le décor, d'une esthétique "début années 80", est constitué d'échafaudages métalliques formant un triangle couleur acier sur fond noir. Les chanteurs se déplacent sur des grilles métalliques qui grincent sous leurs pas, parfois éclairées par en-dessous, bien sûr en rouge pour le bûcher! Bien que les éclairagistes ne soient plus en grève comme pour la première, les lumières du grand Jean Kalman sont pour une fois insignifiantes. La lenteur de l'action est ridiculisée par d'interminables déplacements des personnages sur les échafaudages avant ou entre leurs interventions. Les mouvements pas plus que les volumes et perspectives ne frappent par leur justesse. Le chorégraphe fait se dandiner quelques Martiens de passage.
Après un Robert le Diable de Meyerbeer assez calamiteux dans les années 80, l'opéra de Paris accueille enfin un ouvrage majeur du répertoire romantique français, très rarement monté en grande partie en raison de la difficulté à le distribuer. Cette musique surprend par sa variété et sa finesse, dans un cadre cependant convenu où elle se confond parfois avec son propre pastiche par Offenbach. Elle est redoutable vocalement mais requiert de la part des chanteurs une vraie virtuosité et une maîtrise parfaite des registres du grave à l'aigu. Impossible d'élargir son médium pour flatter l'oreille du public ou outrer le "dramatisme" de sa voix! Cette voix doit être ample mais pouvoir vocaliser aussi bien que soutenir de longues phrases. Certes, on attend plus d'agilité de la princesse Eudoxie que du cardinal de Brogni, et le rôle de ténor aigu de Samuel/Léopold est plus vocalisant que celui plus dramatique d'Éléazar, comme il se doit.
On a plaisir à entendre enfin une vraie voix de soprano en la personne d'Annick Massis, chose paradoxalement rarissime! On pourrait croire en effet que ce type vocal est le plus banal qui soit, mais un vrai timbre aussi pur, une voix aussi bien conduite sur toute sa tessiture sans aucun grossissement et en maintenant un bon pourcentage d'intelligibilité, avec une musicalité et un style parfaits et parfaitement français, voilà qui ne s'entend presque plus! (À l'inverse, l'époque produit des mezzos à la pelle, catégorie jadis plus rare.)
Anna Caterina Antonacci est également remarquable mais moins à son aise. Elle bénéficie d'ailleurs de son duo avec Annick Massis et semble mieux canaliser ses moyens à partir de cette scène, pour plus d'efficacité, de justesse et de style.
Côté masculin, Robert Lloyd est toujours aussi pâle et creux mais son français s'est amélioré. Chris Merritt est programmé les 3 et 20 mars mais remplace ce soir Neil Shicoff souffrant. Il est abominable dans la scène de la Pâque. Ailleurs, il arrive parfois à concentrer un peu mieux son timbre, avec une technique cependant très déficiente et un résultat très en-dessous des exigences du rôle, ou d'ailleurs de quelque rôle que ce soit, si l'on excepte les rôles de caractère (tel le Capitaine de Wozzeck ou Hérode de Salomé ici-même) où il peut outrer à loisir la laideur de son émission. Sa prestation gâche hélas tous les ensembles où il intervient, son émission raide, ouverte et forcée étant incapable de générer le moindre harmonique susceptible de se fondre avec ceux de ses partenaires.
John Osborn est le pendant idéal d'Annick Massis. Une vraie leçon de chant pour ténors en herbe, avec une maîtrise admirable de la voix pleine de tête. On espère que les théâtres français auront l'intelligence de le retenir pour les saisons à venir, avec Annick Massis qui ne chante presque plus qu'à l'étranger, et de remettre grâce à eux au programme les Boïeldieu, Auber et Rossini trop commodément réputés "impossibles à distribuer".
Opéra en cinq actes (1835); Musique de Jacques Fromental Halévy (1799-1862); Livret d’Eugène Scribe; Daniel Oren (dm); Pierre Audi (ms); George Tsypin (d); Dagmar Niefind (c); Jean Kalman (l); Willem Bruls (dr); Amir Hosseinpour (chg); Chef des Choeurs Peter Burian; Préparation des Choeurs Alessandro Di Stefano; La princesse Eudoxie Annick Massis; Rachel Anna Caterina Antonacci; Éléazar Chris Merritt; Le cardinal de Brogni Robert Lloyd; Léopold John Osborn; Ruggiero André Heyboer; Albert Vincent Pavesi; Orchestre et Choeurs de l’Opéra national de Paris
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Paris
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Opéra Bastille
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20/02/2007
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Castor et Pollux OC
Soirée très décevante en regard de ce que l'on pouvait attendre de ce "retour" de Gardiner à Rameau après ses remarquables productions du début des années 80. Cette magnifique tragédie lyrique distille ici un ennui décharné, une platitude scolaire que l'on croyait révolus depuis justement la révolution amorcée par Gardiner il y a 25 ans.
L'orchestre semble avoir vieilli sans s'être renouvelé. Gardiner donne des tempi vifs et justes mais les instrumentistes n'ont pas toujours la virtuosité nécessaire pour les suivre. Surtout au premier acte, de nombreux petits motifs sont savonnés ou décalés, dans un mouvement général qui veut avancer et laisse sur place les retardataires - en particulier et paradoxalement les bassons!
Les petits rôles, nettement sous-distribués à des chanteurs du choeur, sont vidés de toute substance, comme le bien petit "Palais de ma grandeur" de Jupiter. Les deux rôles féminins principaux miaulent. Seuls se détachent un Anders Dahlin clair et vigoureux, qui inquiète juste par quelques notes un peu platement ouvertes dans l'aigu, et le toujours attendu Laurent Naouri, que ses moyens vocaux (et intellectuels?) autorisent à oser des phrasés et des couleurs à la limite de la justesse, du détimbrage et du portamento excessif, apportant ainsi à son rôle une richesse expressive qui aurait pu inspirer ses collègues.
Tragédie en cinq actes et un prologue.; Livret de Pierre-Joseph Gentil-Bernard; Version révisée de 1754; English Baroque Soloists; Monteverdi Choir; Sir John Eliot Gardiner (dm); Anders Dahlin : ténor (Castor); Laurent Naouri : basse (Pollux); Sophie Daneman : soprano (Télaire); Jennifer Smith : soprano (Phébé); Julia Doyle : une suivante d'Hébé; Miriam Allan : une ombre; Katharine Fuge : Cléone; Matthew Brook : Jupiter; Tom Raskin : un Athlète; Marc Molomot : Mercure; Nicholas Mulroy : un Spartiate; Sam Evans : le Grand Prêtre
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Paris
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Salle Pleyel
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16/02/2007
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Le Journal d'un disparu / Le Château de Barbe-Bleue
Voix solide de Michael König, Willard White toujours idéal dans ce rôle. Le jeu hystérique de Béatrice Uria-Monzon est une option possible quoiqu'a priori déplacée. Sobriété scénique, efficacité orchestrale.
Le Journal d'un disparu; Leoš Janácek (1854-1928); Cycle de vingt-deux chants pour ténor, alto solo, voix de femmes et piano (1921); Orchestration réalisée par Gustav Kuhn; L’Homme Michael König; La Femme Hannah Esther Minutillo; Le Château de Barbe-Bleue; Béla Bartók (1881-1945); Drame lyrique en un acte (1918); Livret de Béla Balázs; Le duc Barbe-Bleue Willard White; Judith Béatrice Uria-Monzon; Orchestre de l’Opéra national de Paris; Gustav Kuhn (dm); Alex Ollé et Carlos Padrissa de La Fura dels Baus (ms); Jaume Plensa (dc)
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Paris
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Palais Garnier
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06/02/2007
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Daniela Barcellona et Juan Diego Flórez C
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Paris
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Théâtre des Champs-Élysées
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05/02/2007
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Olga Borodina C
La voix d'Olga Borodina est d'un rayonnement somptueux malgré une fin de bronchite annoncée, qui ne lui cause que quelques inégalités et fragilités vocales dans la deuxième moitié du beau cycle de Moussorgski.
L'Orchestre Philharmonique est moins à son aise ce soir que dans son programme français du 12 janvier. Mikhail Agrest semble peiner à lui transmettre la précision requise par Jeu de cartes, dont la rigoureuse mécanique est ici quelque peu émoussée. Le jeu du grand orchestrateur qu'est Stravinsky avec les timbres instrumentaux reste certes très prenant, mais sans que l'architecture et l'équilibre en soient parfaitement rendus.
Difficile ensuite, dans la version orchestrée des Chants et Danses de la Mort (ou plutôt une : laquelle? le programme ne le dit pas), de ne pas couvrir la chanteuse, fût-elle Olga Borodina, au début de la dernière mélodie. Quant à la Symphonie de Scriabine, elle est bien lourde et décevante pour ses 45 longues minutes. Une tentative pas encore totalement aboutie de "faire dans le sublime"!
Orchestre Philharmonique de Radio France, Mikhail Agrest : direction; Olga Borodina : mezzo-soprano. Igor Stravinski : Jeu de cartes; Modeste Moussorgski : Chants et danses de la Mort; Alexandre Scriabine : Symphonie n° 3 "Le Divin poème"
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Paris
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Salle Pleyel
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02/02/2007
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La Betulia liberata OC
Comme en écoutant René Jacobs diriger Don Giovanni, on entend une architecture réfléchie et rigoureuse, très différente du phrasé souple et instinctif des chefs français. Cette oeuvre pourtant simple y gagne un impact dramatique sans faiblesses. Orchestre et choeur suivent Harnoncourt avec une précision, un ensemble et un impact remarquables. Tous les solistes sont formidables.
Concentus Musicus Wien; Arnold Schoenberg Chor; Nikolaus Harnoncourt : direction; Jeremy Ovenden : ténor (Ozia); Marijana Mijanovic : alto (Giuditta); Luba Orgonasova : soprano (Amital); Georg Zeppenfeld : basse (Achior); Eva Liebau : soprano (Cabri); Elisabeth von Magnus : soprano (Carmi)
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Paris
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Salle Pleyel
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30/01/2007
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La pietra del paragone
Oeuvre brillante, orchestre et chef parfaitement idiomatiques, géniale mise en scène qui utilise des trucages de cinéma pour superposer en temps réel sur grand écran personnages et décors miniatures filmés. Une soirée jubilatoire!
Jean-Christophe Spinosi; Mise en scène, scénographie et vidéo Giorgio Barberio Corsetti, Pierrick Sorin; Marchesina Clarice Sonia Prina; Baronessa Aspasia Jennifer Holloway; Donna Fulvia Laura Giordano; Pacuvio Christian Senn; Conte Asdrubale François Lis; Giocondo José Manuel Zapata; Conte Macrobio Joan Martín-Royo; Fabrizio Filippo Polinelli; Costumes et collaboration aux décors Cristian Taraborrelli; Lumières Gianluca Cappelletti; Ensemble Matheus; Chśur du Teatro Regio di Parma
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Paris
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Théâtre du Châtelet
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20/01/2007
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Farnace OC
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Paris
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Salle Pleyel
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16/01/2007
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Anne-Sofie von Otter C
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Paris
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Salle Pleyel
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12/01/2007
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Jean-Paul Fouchécourt R
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Paris
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Auditorium du Musée d'Orsay
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11/01/2007
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Luisa Miller
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Berlin
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Deutsche Oper
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07/01/2007
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Die Zauberflöte
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Berlin
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Staatsoper
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06/01/2007
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Germania
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Berlin
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Deutsche Oper
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05/01/2007
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Die Zauberflöte
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Berlin
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Komische Oper
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03/01/2007
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Libuše
Libuše est un opéra patriotique indissociable du Národni Divadlo où il a été créé pour son ouverture en 1881 puis sa réouverture après incendie et reconstruction en 1883. Smetana l'avait pourtant déjà composé neuf années auparavant mais le réservait pour cette occasion.
Le livret, assez naïf et mal composé, est cousu de fil blanc et offre bien des longueurs. Il tente de mêler une intrigue privée (la querelle de deux frères autour d'une femme) et le mariage de la reine Libuše, très attendu par son peuple en ces temps fondateurs quelque peu mysogines. L'opéra se conclut sur une évocation prophétique par Libuše de l'avenir de la nation tchèque jusqu'aux hussites, qui n'est pas sans rappeler l'évocation d'Hannibal par Didon dans les Troyens de Berlioz, mais dans des proportions bien plus enflées. Le thème final aurait pu servir d'hymne national tchèque!
La fanfare de cuivres de l'ouverture annonce déjà Janacek. Musique et orchestre, riche en cordes graves, bois et cuivres, ne brillent pas par leur légèreté. Face à cette masse, il faudrait des voix très solides, ce qui n'est hélas pas le cas ce soir, à l'exception du rôle-titre. Malgré quelques notes tenues poussées et droites, Eva Urbanová s'impose dans ce rôle redoutable. Daniel Hulka est raide et force sa voix. Jan Markvart chante très mal. Ludek Vele a une voix basse ronde et chaude mais déraille hélas souvent. L'oncle Miloslav Podskalský est moyen. Helena Kaupová n'a pas une belle voix.
Décors, costumes et mise en scène tradionnels conviennent bien à cette oeuvre. Sous la baguette du génial Oliver Dohnányi, l'orchestre de l'Opéra National est toujours somptueux.
Oliver Dohnányi (dm); Petr Novotný (ms); Ivo Žídek (d); Irena Greifová (c); Libuše: Eva Urbanová; Premysl de Stadice: Daniel Hulka; Chrudoš d'Otava: Ludek Vele; Štáhlav de Radbuza: Jan Markvart; Lutobor de Dobroslavský Chlumec: Miloslav Podskalský; Radovan de Kamen Most: Pavel Cervinka; Krasava: Helena Kaupová; Radmila: Katerina Jalovcová
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Praha
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Národni Divadlo
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01/01/2007
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Die Fledermaus
Une bonne production de fin d'année! Le premier acte est éblouissant et parfaitement idiomatique. Les suivants sont en comparaison un peu faibles. Le deuxième surtout souffre de l'amplification du spectacle, qui capture et exagère les bruits de foule de la soirée chez le prince Orlofsky. Parmi les chanteurs, seul J. Ježek (Gabriel von Eisenstein) est limité quoique bon comédien.
La salle est plus large et aérée mais moins haute que celle du Národni Divadlo. Elle a longtemps accueilli le Théâtre Allemand de Prague. L'Opéra d'État présente actuellement le répertoire international standard.
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Praha
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Statni Opera
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30/12/2006
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Le Secret
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Praha
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Národni Divadlo
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30/12/2006
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Samson et Dalila
L'orchestre du Národni Divadlo est superbe et superbement dirigé avec précision, justesse et musicalité par Oliver Dohnányi. Le choeur s'en sort bien. Il est dommage que les solistes ne soient pas du tout à la hauteur de leurs rôles. Ivan Kusnjer a encore une grande voix qu'il ne pousse pas mais Marina Domašenko-Jakovleva, annoncée souffrante à l'entracte, est par contre catastrophique, comme Steven Harrison. Ce dernier chante sur la gorge en forçant. Dalila anonne des syllabes détachées et grossies, sans aucun appoggio ni respiration correcte. Décor : rien, la cage de scène nue. Des sièges "poires" de cuir rouge au deuxième acte. Costumes : le kitsch ordinaire d'une production "réaliste".
Oliver Dohnányi (dm); Marián Chudovský (ms); Jozef Ciller (d); Peter Canecký (c); Regina Hofmanová (chg); Pavel Vanek (chef de choeur); Daniel Jäger (dr); Dalila: Marina Domašenko-Jakovleva; Samson: Steven Harrison; Abimélech: František Zahradnícek; Grand Prêtre de Dagon: Ivan Kusnjer; Vieillard hébreu: Ludek Vele; Messager Philistin: Miloslav Pelikán; 1er Philistin: Vladimír Doležal; 2nd Philistin: Zdenek Harvánek
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Praha
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Národni Divadlo
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29/12/2006
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Idomeneo
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Freiburg
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Grosses Haus
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28/12/2006
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Don Carlo
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Freiburg
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Grosses Haus
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25/12/2006
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La Belle Hélène
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Strasbourg
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Opéra
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23/12/2006
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Matthias Goerne C
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Paris
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Théâtre des Champs-Élysées
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14/12/2006
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Candide
Grande réussite d'un étonnant professionnalisme, sans être pourtant la simple importation d'un produit anglo-saxon, mais plutôt "le meilleur des deux mondes"! Chorégraphies parfaites, jeu crédible des personnages, mise en scène inventive, décors et lumières très bien conçus et beaux, orchestre idiomatique, chant correct et amplification supportable, adaptation et actualisation brillantes et justes!
Comic operetta; Leonard Bernstein; Direction musicale John Axelrod; Mise en scène Robert Carsen; Décors Michael Levine; Costumes Buki Shiff; Dramaturgie Ian Burton; Lumières Peter Van Praet; Candide William Burden; Cunegonde Anna Christy; Dr Pangloss, Martin, Voltaire Lambert Wilson; Old Lady Kim Criswell; Maximillian David Adam Moore; Paquette Jeni Bern; Ensemble orchestral de Paris
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Paris
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Théâtre du Châtelet
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11/12/2006
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Ben Heppner C
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Paris
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Salle Pleyel
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08/12/2006
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Der Rosenkavalier
Nième reprise de cette superbe production, admirée en 1997 avec Renée Fleming et Susan Graham. Depuis, Franz Hawlata a chanté lors de toutes les reprises, mais sa voix a perdu de son grave et son baron Ochs de sa truculence. Le nouveau couple Maréchale / Octavian chante bien, mais on n'en profite guère, sous le déluge de décibels déversé par l'orchestre. Le sirop straussien s'accommode mal du clinquant. Comme pour les Troyens de cette saison, on ne remarque pas l'amplification et on la regrette presque... Cette reprise sera sans doute bien plus facile à apprécier lors de sa diffusion sur France-Musique.
Comédie en trois actes en musique (1911); Livret d’Hugo von Hofmannsthal; Direction musicale Philippe Jordan; Mise en scène, décors et costumes Herbert Wernicke; Lumières Werner Breitenfelder; Chef des Choeurs Peter Burian; Die Feldmarschallin Anne Schwanewilms; Der Baron Ochs Franz Hawlata; Octavian Anke Vondung; Herr von Faninal Olaf Bär; Sophie Heidi Grant Murphy; Marianne Leitmetzerin Michèle Lagrange; Valzacchi Ales Briscein; Annina Helene Schneiderman; Ein Sänger Tomislav Mužek; Ein Polizeikommissar Scott Wilde; Der Haushofmeister bei der Feldmarschallin Wilfried Gahmlich; Der Haushofmeister bei Faninal Mihajlo Arsenski; Ein Notar Lynton Black; Ein Wirt Christoph Homberger; Orchestre et Choeurs de l’Opéra national de Paris; Maîtrise des Hauts-de-Seine/Choeur d’enfants de l’Opéra national de Paris
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Paris
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Opéra Bastille
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02/12/2006
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Ingrid Perruche R
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Paris
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Auditorium du Musée d'Orsay
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23/11/2006
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Nora Gubisch R
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Paris
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Auditorium du Musée d'Orsay
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16/11/2006
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Philippe Jaroussky C
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Paris
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Théâtre des Champs-Élysées
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09/11/2006
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Così fan tutte
La direction de Gustav Kuhn, qui convenait à la Clemenza di Tito, semble bien pesante pour Così. La mise en scène de Patrice Chéreau l'est encore davantage, ne nous épargnant aucun des gestes, intentions et clins d'oeil les plus convenus. Despina en particulier n'est que lourde vulgarité. Vocalement, Hannah Esther Minutillo et Erin Wall peuvent améliorer leur gestion des registres et éviter de grossir leur médium. Shawn Mathey est nasal et un peu fade, Stéphane Degout d'excellente tenue. Ruggero Raimondi apporte sa présence d'acteur sans surprise et encore bien audible même si peu chantant. Décor unique de plateau de théâtre vu des coulisses, créant un campiello de Goldoni que l'on fera mieux d'aller goûter cette saison à la Comédie française!
Così fan tutte; Wolfgang Amadé Mozart (1756-1791); Opera buffa en deux actes (1790); Livret de Lorenzo da Ponte; En langue italienne; ; Direction musicale Gustav Kuhn; Mise en scène Patrice Chéreau; Décors Richard Peduzzi; Costumes Caroline de Vivaise; Lumières Bertrand Couderc; Collaboration aux mouvements Thierry Thieû Niang; Chef des Choeurs Peter Burian; Fiordiligi Erin Wall; Dorabella Hannah Esther Minutillo; Guglielmo Stéphane Degout; Ferrando Shawn Mathey; Despina Marie McLaughlin; Don Alfonso Ruggero Raimondi; Orchestre et Choeurs de l’Opéra national de Paris
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Paris
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Palais Garnier
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08/11/2006
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Don Giovanni OC
Version de Vienne ce dimanche 29, version de Prague la veille, car René Jacobs n'est pas satisfait par l'habituelle version "mixte" qui fait entendre les deux airs d'Ottavio. On découvre ce soir la scène jamais jouée entre Zerlina et Leporello, qui fait pencher l'équilibre de l'ouvrage du côté bouffe. Toujours formidable Lorenzo Regazzo qui traduit à 100% la vision de René Jacobs. Sunhae Im est également tout ce que l'on attend en Zerlina.
Formidable recomposition des équilibres de l'ouvrage par René Jacobs, toujours aussi brillant architecte et dramaturge! Pas de parti-pris "tout rapide", "tout tragique" ou autre, mais un rééquilibrage de tous les tempi, une réflexion sur le rapport entre style bouffe et style sérieux, et enfin une ornementation vocale des reprises, l'ajout de préludes au clavecin et l'enrichissement parfois du continuo.
Dès l'ouverture, on est surpris par les tempi choisis, mais surtout par leur stabilité, sans les concessions dramatiques faciles (resserrements soulignant le tragique, épanchements anticipant le romantisme) dont on s'aperçoit à à cette occasion qu'elles sont bien ancrées dans notre oreille à la suite de décennies de "tradition" mozartienne.
Orchestre et choeur sont excellents. Johannes Weisser est le baryton polymorphe que requiert le rôle titre. Kenneth Tarver est un Ottavio de très bonne tenue, à l'émission claire et jamais forcée. Alexandrina Pendatchanska n'a par contre pas le sostenuto requis par Elvira.
Après de premiers ensembles en bouillie, les chanteurs semblent s'être adaptés à l'acoustique plus réverbérante qu'au Théâtre des Champs-Élysées. Les paroles restent tout de même ici bien plus difficiles à comprendre, surtout dans les récitatifs, où elles sont noyées dans la réverbération. L'équilibre comme la tension des passages plus soutenus sont par contre bien transmis par la salle.
Freiburger Barockorchester; Le Jeune Choeur de Paris; René Jacobs : direction; Piers Maxim : chef de choeur; Johannes Weisser : baryton (Don Giovanni); Alessandro Guerzoni : basse (Le Commandeur); Lorenzo Regazzo : basse (Leporello); Olga Pasichnyk : soprano (Donna Anna); Alexandrina Pendatchanska : soprano (Donna Elvira); Kenneth Tarver : ténor (Don Ottavio); Sunhae Im : soprano (Zerlina); Nikolay Borchev : baryton (Masetto)
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Paris
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Salle Pleyel
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29/10/2006
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Dominique Visse R
Dominique Visse en pleine forme dans un florilège d'airs comiques, accompagné par Kenneth Weiss et des étudiants (avancés!) de la classe de ce dernier au conservatoire.
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Lanvellec F
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Église de Ploumilliau
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22/10/2006
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Los Impossibles
Un très agréable programme grand-public, fruit de la collaboration entre l'Arpeggiata de Christina Pluhar et les King's Singers. La fameuse basse de chaconne de la Folia se prête à des "improvisations" jazzistiques. Lassant à la longue mais amusant et rythmé.
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Lanvellec F
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Carré Magique de Lannion
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21/10/2006
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Pastorales Amoureuses
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Lanvellec F
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Église de Tonquédec
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21/10/2006
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Giulio Cesare
Malgré la variété des tempi et des couleurs, la direction de Christophe Rousset ne semble pas épuiser tout le potentiel de beauté ni de tension dramatique de l'oeuvre.
Andreas Scholl distille bien des subtilités et vocalise bien mais n'a pas la puissance vocale requise par le rôle titre. On lui préférerait presque le claironnant Franco Fagioli. Ce dernier est aussi un des rares à être mis en valeur, dans l'outrance comique, par la mise en scène tarte à la crème d'Irina Brook. Resucée de clichés, loin derrière et longtemps après Peter Sellars au théâtre des Amandiers en... 1990!
Heureusement, reste la toujours excitante pâte vocale de Sonia Prina, une séduisante Alice Coote malgré des aigus un peu serrés, et une Rosemary Joshua captivante, qui chante une Cleopatra intense d'une tenue vocale parfaite, sans une once d'aigreur ni de vulgarité, ce qui est un exploit rarissime!
Les Talens Lyriques; Christophe Rousset, direction musicale; Irina Brook, mise en scène; Noëlle Ginefri, décors; Sylvie Martin-Hyszka, costumes; Cécile Bon, chorégraphie; André Diot, lumières; Andreas Scholl, Giulio Cesare; Rosemary Joshua, Cleopatra; Sonia Prina, Cornelia; Alice Coote, Sesto; Franco Fagioli, Tolomeo; Mario Cassi, Achilla
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Paris
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Théâtre des Champs-Élysées
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16/10/2006
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Les Troyens
Si Sylvain Cambreling n'est pas mozartien, il n'est guère plus berliozien. Quoique familier de l'oeuvre, il nous en propose une version qui, par sa lourdeur et son approximation, rappelle plus la production d'ouverture de l'opéra Bastille en 1990 que celles de Gardiner au Châtelet ou de James Levine au Metropolitan. Si l'amplification n'est pas ce soir perceptible, les émissions vocales sont dans l'ensemble poussées et rarement justes. Mise en scène sans génie, absence des instruments à vents anciens qui donne une couleur si fascinante à l'oeuvre, manque général d'implication... Une nouvelle importation décevante du festival de Salzbourg.
Opéra en cinq actes et neuf tableaux (1863); Livret d’Hector Berlioz d’après L’Enéide de Virgile; Direction musicale Sylvain Cambreling; Mise en scène Herbert Wernicke réalisée par Tine Buyse; Décors Herbert Wernicke réalisés par Joachim Janner; Costumes Herbert Wernicke réalisés par Dorothea Nicolai; Eclairages Herbert Wernicke réalisés par Olaf Winter; Dramaturge Xavier Zuber; Chef des Choeurs Peter Burian; LA PRISE DE TROIE : Cassandre Deborah Polaski; Ascagne Gaële Le Roi; Hécube Anne Salvan; Enée Jon Villars; Chorèbe Franck Ferrari; Panthée Nicolas Testé; Le fantôme d’Hector Philippe Fourcade; Priam Nikolai Didenko; Un capitaine grec Frédéric Caton; Helenus Bernard Richter; Andromaque Dörte Lyssewski; Polyxène Carole Noizet; ; LES TROYENS À CARTHAGE : Didon Deborah Polaski; Anna Elena Zaremba; Ascagne Gaële Le Roi; Enée Jon Villars; Iopas Eric Cutler; Hylas Bernard Richter; Narbal Kwangchul Youn; Panthée Nicolas Testé; Deux capitaines troyens Nikolai Didenko, Frédéric Caton; Mercure Nicolas Testé; ; Orchestre et Choeurs de l’Opéra national de Paris; Maîtrise des Hauts-de-Seine/Choeur d’enfants de l’Opéra national de Paris
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Paris
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Opéra Bastille
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15/10/2006
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Orfeo dolente
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Royaumont
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Réfectoire
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30/09/2006
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La Gerusalemme liberata (Giaches de Wert)
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Royaumont
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Réfectoire
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30/09/2006
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Le Chanteur de Mexico
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Paris
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Théâtre du Châtelet
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29/09/2006
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La Clemenza di Tito
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Paris
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Palais Garnier
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19/09/2006
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Roberto Alagna R
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Paris
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Salle Pleyel
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17/09/2006
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Idomeneo OC
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Paris
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Théâtre des Champs-Élysées
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15/09/2006
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Aida
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Orange F
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Théâtre antique
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08/07/2006
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Iphigénie en Tauride
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Paris
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Palais Garnier
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04/07/2006
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La Damnation de Faust
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Paris
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Opéra Bastille
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24/06/2006
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L'elisir d'amore
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Paris
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Opéra Bastille
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20/06/2006
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L'Amour Médecin / Le Sicilien ou L'Amour Peintre
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Paris
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Comédie Française
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15/06/2006
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Simon Boccanegra
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Paris
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Opéra Bastille
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20/05/2006
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Semiramide
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Paris
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Théâtre des Champs-Élysées
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20/04/2006
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Platée
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Paris
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Palais Garnier
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14/04/2006
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Adriana Mater
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Paris
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Opéra Bastille
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12/04/2006
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L'isola disabitata
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Rennes
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Opéra
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09/04/2006
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Le Nozze di Figaro
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Paris
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Palais Garnier
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04/04/2006
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Orfeo ed Euridice OC
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Paris
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Théâtre des Champs-Élysées
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03/04/2006
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Pelléas et Mélisande
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Rouen
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Atelier 231
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26/03/2006
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Alceste OC
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Paris
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Théâtre des Champs-Élysées
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22/03/2006
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Cyrano de Bergerac
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Montpellier
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Opéra Berlioz, Le Corum
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19/03/2006
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Philippe Jaroussky C
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Paris
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Théâtre des Champs-Élysées
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11/03/2006
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Le Château de Barbe-Bleue OC
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Massy
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Opéra
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04/03/2006
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Erwartung OC
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Massy
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Opéra
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04/03/2006
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Le Bourgeois Gentilhomme
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Paris
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Théâtre des Champs-Élysées
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03/03/2006
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La Finta Giardiniera (Mozart)
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Saint-Quentin-en-Yvelines
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Théâtre
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24/02/2006
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La Finta Giardiniera (Anfossi)
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Saint-Quentin-en-Yvelines
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Théâtre
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23/02/2006
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Don Giovanni
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Paris
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Palais Garnier
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20/02/2006
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Siegfried
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Paris
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Théâtre du Châtelet
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31/01/2006
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Benvenuto Cellini
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Strasbourg
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Opéra
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14/01/2006
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La Poule Noire / Rayon des Soieries
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Paris
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Péniche Opéra
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13/01/2006
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