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Die Zauberflöte | Wien | Staatsoper | 29/05/2004 |
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Julia Jones (dm) Marco Arturo Marelli (ms,d,l) Dagmar Niefind-Marelli (c) |
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![]() photo © Staatsoper Wien Marco Arturo Marelli, le metteur en scène de l'efficace Don Giovanni du Volksoper, a signé en 2000 cette production que l'on croirait dater des années 80. Particulièrement laide et ringarde dans ses décors, ses costumes et ses lumières, elle ne brille pas non plus par sa direction d'acteurs approximative et convenue - du moins dans ce qu'il en reste après quelques années de reprises. Les décors et costumes noir et blanc sont en outre salissants et vieillissent donc mal. Julia Jones choisit des tempi d'un autre âge et une articulation sans nerf, qui achèvent d'enterrer cette production. L'ouverture, quoiqu'excellente, est déjà un peu routinière. La lenteur frappe particulièrement dans le duo Pamina-Papageno. On remarque de nombreuses imprécisions et de légers décalages dans les ensembles, entre chanteurs comme entre plateau et fosse. Julia Jones semble suivre particulièrement peu les chanteurs. Les aigus de Genia Kühmeier sont d'abord un peu bouchés par sa langue et poussés. Son vibrato est alors instable. Malgré un tempo mortel, son "Ach ich fühl's" est très beau. Will Hartmann, qui a annulé son Pelléas du 27 juin, est ici d'abord peu à l'aise scéniquement et rencontre des problèmes d'aigu dans "Dies Bildnis". Kurt Rydl respire n'importe où dans "O Isis". Il est accompagné par un choeur affreusement vêtu en blanc avec quelques rayures grises. Il chante par contre superbement "In diesen heiligen Hallen". Les trois dames sont un peu miaulantes mais bonnes. Les excellents enfants des Wiener Sängerknaben sont le meilleur élément de la représentation. Milagros Poblador, d'abord simplement correcte, s'affirme comme une vraie colorature dramatique dans "Der Hölle Rache", malgré quelques problèmes de changement de registre à la fin de l'air. L'acoustique de la salle est bonne quoique dure. Cette dureté aide cependant les chanteurs à passer l'orchestre. |
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