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Tout au long de la semaine, on retrouvait Arnaud Marzorati à l'heure du déjeuner, dans un spectacle conçu par lui-même et mis en scène par Vincent Vittoz. Daniel Isoir, au piano, est aussi l'auteur des arrangements. On y retrouve à l'occasion le Rossini des Péchés de Vieillesse, bouclant ainsi la boucle de ces "Rumeurs" - nom donné à l'Opéra Comique aux concerts donnés autour de chaque oeuvre lyrique de la saison.
En guise de fil conducteur, Arnaud Marzorati joue un mouchard qui a hanté, à l'écoute des confréries plus ou moins politiques qui s'y réunissent, les "cafés chantants", les ancêtres peut-être de ceux que Villiers de l'Isle-Adam fréquente et décrit dans son Tableau de Paris sous la Commune, récemment réédité chez Sao Maï.
Fruit d'un travail approfondi de recherche musicologique d'une part, d'interprétation vocale mais aussi scénique d'autre part, ce spectacle complet va comme un gant à Arnaud Marzorati. Il maîtrise au plus haut point l'art de plier sa voix à ses intentions, sachant varier son timbre sur toute la palette qui va de la voix parlée à la voix lyrique, sachant même émettre en pression des notes tenues pour leur donner cette raideur, exempte de vibrato, qui est plus naturelle et agréable aux oreilles des amateurs de chansons.
Alain Zürcher
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