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**** The rape of Lucretia Paris Théâtre de l'Athénée 14/01/2014

 
Maxime Pascal (dm)
Stephen Taylor (ms)
Laurent Peduzzi (sc)
Nathalie Prats (c)
Christian Pinaud (l)
Lucretia  : Agata Schmidt
Tarquinius  : Piotr Kumon
Collatinus  : Andriy Gnatiuk
Junius  : Tiago Matos
Bianca  : Cornelia Oncioiu
Lucia  : Olga Seliverstova
Male Chorus  : Oleksiy Palchykov
Female Chorus  : Andreea Soare

photo © ONP Mirco Magliocca

L'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris investit l'écrin de l'Athénée et y bénéficie du remarquable ensemble Le Balcon, sous la direction inspirée et soutenue de Maxime Pascal, très attentif à la scène mais imposant une structure claire et stable à l'ensemble. Le solo de Louis Seguin au cor anglais est superbe, comme sous les doigts de Clara Izambert la harpe, dont Britten fait un usage si efficace.

Par ses dimensions, sa distribution comme par son intensité dramatique et sa qualité musicale, l'oeuvre de Britten convient idéalement à un atelier lyrique. Afin que chacun puisse y chanter, elle est présentée dans une double distribution en alternance. Certains rôles sont cependant tenus par des chanteurs extérieurs, généralement anciens élèves de l'Atelier Lyrique. Il en résulte malheureusement la principale faiblesse de soirée : Cornelia Oncioiu, en invitée, tient merveilleusement le petit rôle de Bianca, faisant paraître plus inconsistants les moyens et la prestation de l'élève titulaire du rôle titre, que sa diction médiocre empêche égalemet d'investir son personnage.

Vocalement, Oleksiy Palchykov est un intense Choeur masculin, présent et expressif, à l'aigu solide. À ses côtés, Andreea Soare semble toujours mettre un temps à entrer dans la langue anglaise, mais elle finit par s'y engager et sonner assez idiomatique, comme le reste de la distribution. Les trois voix graves masculines sont bien différenciées : belle voix grave du jeune Andriy Gnatiuk en noble Collatinus, baryton plus mordant de Piotr Kumon en Tarquinius, plus veule Junius de Tiago Matos - moins compréhensible. Typique de l'école russe, Olga Seliverstova gêne d'abord par une émission très ouverte, qu'elle concentre ensuite davantage tout en restant un peu trop large et appuyée, mais sans donner beaucoup de profondeur à son personnage.

La scénographie de Laurent Peduzzi est efficace : une boîte carrée fermée de deux murs formant un angle (mais où une fente laisse passer le regard) peut tourner au milieu du plateau. La mise en scène de Stephen Taylor est efficace.

À voir jusqu'au 19 janvier 2014 au Théâtre de l'Athénée.

Alain Zürcher

 
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