Trille

Les exercices regroupés sous ce thème utilisent le mécanisme du trille à des fins pédagogiques, mais ne visent pas particulièrement à développer cette habileté.
En fait, ils vont bien au-delà des trilles que vous pouvez rencontrez dans le répertoire, puisqu'ils proposent des trilles sur tous les intervalles, de la seconde mineure (un demi-ton) à l'octave !

Le mécanisme vocal du trille habituel (d'un demi-ton ou un ton) est expliqué dans le premier exercice de trille :
[e], [eE] (trille de seconde mineure).
Si vous ne maîtrisez pas ce trille de demi-ton, vous pouvez essayer les exercices impliquant des intervalles supérieurs : le "déclic" se produira peut-être !
Il est cependant plus probable que vous arriviez à maîtriser progressivement les trilles d'intervalles croissants - avec des exceptions : par exemple, le trille d'octave est certainement plus facile que le trille de septième !

Plutôt que de vous apprendre à triller, les exercices de ce thème visent à accroître la liberté de votre voix, afin d'en améliorer l'efficacité.
En effet, le mécanisme d'émission du trille implique :

En raison de la difficulté d'intonation de certains intervalles, tous les exercices de ce thème peuvent être écoutés, tels qu'ils seraient joués au piano.
À cette fin, j'ai transcrit chaque trille d'une manière "mécanique", "arithmétique", qui ne sera peut-être pas de votre goût. Vous avez toute liberté de modifier la durée des phases d'entrée et de sortie du trille et son nombre de battements, ainsi que d'accélérer ou de ralentir où bon vous semble.
Dans le répertoire, différentes règles s'appliquent selon les époques etc. Ici, le seul but est pédagogique ! Vos trilles doivent être libres. Laissez donc libre cours à votre sensibilité !

Tous les exercices sont écrits de manière à ce que la note supérieure du trille soit toujours la même (do), ce qui m'a obligé à les écrire dans des tons différents. Chaque exercice suggère une petite cadence finale qui permet de retomber sur la tonique.
Vous êtes absolument libre de terminer dans un autre ton, notamment un ton mineur, qui peut être plus naturel, par exemple, pour le trille de tierce mineure.

Chaque trille peut être attaqué :

  1. Par sa note supérieure :
    C'est ainsi que tous les exercices sont écrits.
  2. Par sa note principale :
    Un exemple vous en est donné dans l'exercice de trille de seconde mineure.

Ces deux manières sont souvent associées, respectivement, à l'exécution d'un trille de la période :

  1. baroque,
  2. romantique.

Il vous est suggéré de commencer chaque exercice sur la voyelle [e]. La voyelle [i] risquerait en effet d'être trop serrée, tandis qu'une voyelle plus ouverte rendrait plus difficile le déclenchement du mécanisme du trille. Le [e] permet de ne pas décrocher de la ligne vocale, ni de la tenue de souffle, et de préserver la qualité de résonance (notamment le "ring") tout au long de l'exercice.

Dans le but pédagogique d'égaliser la résonance des différentes voyelles, chaque exercice peut ensuite être exécuté sur n'importe quel couple de voyelles. Commencez par les voyelles les plus proches l'une de l'autre (par exemple, [i] et [y]), et abordez ensuite les plus éloignées, qui sont plus difficiles (par exemple, [a] et [u]).

Comme d'habitude, transposez ces exercices à votre convenance.
Commencez par les chanter de manière à ce que la note supérieure du trille soit située juste au-dessus de votre premier passage, puis progressez par demis-tons ascendants puis descendants.
Il n'est cependant pas forcément pertinent de descendre ces exercices jusqu'à la limite de votre tessiture grave.

Il est recommandé de commencer cette série par l'exercice : trille de seconde mineure.