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Oui, mais tout ça ne répond toujours pas à la
question de Virginie, qui va rester sur sa faim, et je sens que je vais me
creuser la tête toute la nuit, puisque je n'ai pas la réponse non
plus.
Pour faire repérer l'aigu et le grave aux jeunes
enfants, on les fait souffler dans des flûtes à coulisse, qui ressemblent à des
seringues : quand on raccourcit la colonne d'air en poussant le piston vers le
haut (à condition de tenir la flûte vers le bas!!!), on obtient un aigu, et
inversement un grave.
Mais imaginez que l'on souffle dans la flûte en la
tenant orientée vers le haut !!!(comme les trompettes des anges musiciens), mon
hypothèse se casse la figure.
Les anges musiciens me donnent une autre idée : les
notes de musique sur la portée dérivent de la notation de la musique d'église :
les aigus vers le ciel (voix cristallines) et les graves vers la terre (voix
profondes). Oui, mais pourquoi ?
Pour en revenir à la voix : d'accord, il ne faut
pas tendre lle cou vers le haut quand on chante les aigus, et plutôt les asseoir
(je viens de me régaler ce soir à travailler
justement ce point-là), il n'empêche que les
sensations de résonance des aigus sont plutôt vers le haut, et celles des graves
vers le bas.
Pour qui a pratiqué le chant harmonique, surtout
sur la voyelle "i", les harmoniques aiguës qui sont émises donnent l'impression
de flûtes qui jouent au plafond ou dans la voûte céleste, selon le lieu où l'on
se trouve.
Je reconnais que tout cela n'est pas vraiment
un exposé scientifique. Et certains apporteront
sûrement des réponses plus sérieuses.
Cordialement
Véronique JACQUES
----- Original Message -----
Sent: Monday, September 27, 2004 4:24
PM
Subject: Re: Re: aigus/graves
Louis Couturiaux a écrit :
<< Oh combien vous avez
raison! Mais expliquer un peu comment il faut exécuter ce paradoxe!
Tout est là.....dans la tête aussi. Comme Luciano Pavarotti le disait à Eve
Ruggieri il ya quelques années déjà, c'est l'effet "Aller à
la toilette".>>
Imaginer que l'on descend quand on monte (et
vice versa!) n'a pas grand chose à voir avec cette image extrême, valable
à la rigueur sur quelques notes tout aussi extrêmes de
l'aigu.
"Imaginer que l'on descend quand on monte (et vice versa!)" a
déjà comme premier but de compenser les effets néfastes de l'image inverse
que l'on peut se faire plus spontanément.
Les effets ne se font pas
seulement sentir au niveau du soutien du souffle, mais aussi au niveau des
ouvertures buccales et plus généralement de la configuration des
résonateurs, avec une influence sur les articulateurs qui les délimitent
(et en particulier sur leur détente). Les sensations internes qui en
résultent sont différentes, et le résultat sonore aussi.
Il n'en reste
pas moins qu'en montant dans l'aigu, si les sensations internes liées à la
résonance de la voix peuvent être peu à peu ressenties plus haut, les
sensations liées au soutien doivent être peu à peu ressenties plus bas :
la sensation (et l'activité musculaire correspondante) de "position
d'inspiration" sera maintenue jusqu'à la taille, et l'activité musculaire
d'expiration sera ressentie encore plus près du bassin.
| Alain
Zürcher | L'Atelier du Chanteur | http://chanteur.net
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